L1 - OM : Un grand club, vraiment ?

Publié le 10 mars 2014 à 22:30

Spectateurs inertes de la suprématie Parisienne, bataillant pour les places d'honneur d'un classement outrageusement dominé par l'ennemi de la capitale, l'Olympique de Marseille peut-il peu à peu devenir un club quelconque ?

Auteur d'une saison bien en-deçà des espérances, ou du moins des effets d'annonce de Vincent Labrune, le club phocéen a rapidement et méticuleusement tué dans l'oeuf le "projet Dortmund" si cher à son président. Entre des recrutements qui posent question (Khalifa, ...), des cadres plus du tout impliqués, des conflits de génération dans un vestiaire volcanique, et des prestations non conformes au standing du club, l'OM semble avoir touché le fond.

Son standing, justement, Marseille aime à nous le rappeler, se raccrochant à une gloire passée, voire de plus en plus lointaine. "Nous sommes le seul club français à avoir gagné la Ligue des Champions", "Nous sommes le club le plus populaire de France", autant d'arguments qui s'écrouleront comme un château de cartes lorsque le PSG soulèvera la coupe aux grandes oreilles, chose qui ne devrait plus tarder.

Oui, l'OM a un glorieux passé; oui, l'OM a une place importante dans le coeur des amoureux du foot français, mais comment ces certitudes peuvent elles s'inscrire dans le temps alors que ceux-là même qui portent les couleurs du club donnent l'impression de bafouer cette institution du football hexagonal ? Car autrefois, les marseillais furent combatifs sur le terrain, réputés pour leur hargne et leur rage de vaincre sans pareilles. C'est par cette haine de la défaite que des Boli, Waddle, des Casoni ou autres Papin ont soulevé des foules et suscité un élan de sympathie en faveur de l'Olympique de Marseille.

Aujourd'hui, le club sudiste semble pétrifié par son propre statut, qu'il a l'air d'avoir renoncé à assumer. Comment expliquer autrement la communication défaitiste d'un José Anigo déclarant avant le déplacement au Parc des Princes : "On est un petit club populaire" ?

C'est qu'à force de jouer les miséreux, bien qu'ayant le 3ème budget du championnat avec 125M€, les Olympiens ont fini par se saborder gentiment, mais sûrement, jamais en reste pour dissimuler les échecs des uns et des autres derrière les fortunes parisiennes et monégasques.

En fin de compte, l'OM ne jouera pas la Ligue des Champions l'an prochain, sauf par une sainte intervention divine, et le club devra repenser son projet au plus vite en commençant par trouver un entraîneur digne d'un tel poste, sous peine de voir son statut de "grand" du football français finir par tomber durablement aux oubliettes.

Par Hakim Maludi

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