L1 - OM : José Anigo met les choses au point

Publié le 24 mars 2014 à 18:11

Jose ANIGO - Olympique de Marseille

Dépité par le comportement de ses joueurs après la défaite de l'OM au Vélodrome contre Rennes (0-1), José Anigo aurait, selon plusieurs médias, songé à céder sa place sur le banc olympien. Invité sur RMC cet après-midi, l'entraîneur marseillais a réfuté toute idée d'abandon de son poste, en taclant au passage les cadres de l'effectif phocéen.

« Quand tu perds un match, pendant un jour ou deux, tu as la tête au fond du cul. Tu es mal, surtout moi qui suis passionné et amoureux de mon club. Je le vis encore plus mal que les autres, a reconnu Anigo. Alors oui, si tu me prends le soir ou le lendemain du match, j’ai envie de m’ouvrir les veines. Mais aujourd’hui, je suis dans un mode combat. Il n’est pas envisageable pour moi de lâcher l’équipe. Je serai là du premier au huitième match. Certains veulent expliquer qu’il y a des tiraillements entre le président (ndlr : Labrune) et moi. On va vite tordre le coup à ça et l’évacuer : c’est faux et archi faux. Il ne faut pas déplacer le débat. Aujourd’hui, il est sportif. Est-ce que j’ai ma part d’échec sur ce plan ? Oui. Je ne l’occulte pas et je vais aussi balayer devant ma porte. Par contre, j’ai un certain nombre d’années d’expérience et j’ai beaucoup donné pour ce club mais on m’accorde très peu de crédit. Malheureusement, c’est comme ça. C’est ce qui me gêne car on veut toujours regarder quand ça va mal. Mais ce qui s’est bien passé dans les dernières années, jamais on ne va le sortir, le montrer ou l’expliquer. »

Avec cette mise au point sur sa situation personnelle à la tête de l'équipe, José Anigo en a également profiter pour s'en prendre aux internationaux marseillais, accusés de s'économiser en vue de la Coupe du Monde au Brésil, à laquelle la plupart d'entre eux sont sûrs de participer malgré leurs tristes prestations en club.Pour l'entraîneur, il y a une réelle différence d'implication entre les entraînements et les matches : « C’est surprenant. J’aimerais que vous filmiez la semaine de vie du groupe à l’entraînement, où l’unité est à 1000%. Mais on ne la retrouve pas le week-end. J’ai ma petite théorie là-dessus : c’est peut-être aussi que certains ont d’autres objectifs à faire valoir. Mais l’objectif prioritaire reste le club et c’est là que se trouve mon incompréhension. »

Enfin, l'homme fort de l'OM, qui n'aura donc pas su redresser la barre après l'éviction d'Elie Baup, loin s'en faut, a pointé du doigt l'attitude des cadres du vestiaire, sur lesquels il n'a pas pu compter depuis son arrivée en hiver dernier.

« Dans notre situation difficile, j’ai plus voulu m’appuyer sur des cadres qui ont l’habitude de ce contexte. Mais il n’y a pas de leader ou de force qui se dégagent de ces cadres-là. Finalement, ces jeunes que j’ai voulu protéger, je vais peut-être être obligé de les envoyer un peu au feu. »

Avec une telle ambiance au sein du club phocéen, difficile de prévoir de quoi sera faite la fin de saison olympienne. Les supporters, eux, n'attendent plus rien de leur équipe, et la plupart d'entre eux demandent à ce qu'un grand coup de balai soit passé dans le club, de la cave au grenier ... Tout un programme !

Par Hakim Maludi

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