PSG : Le retour de Leonardo de plus en plus espéré

Publié le 11 décembre 2014 à 21:22

Il aura donc suffit que le PSG s'écroule dans l'antre du FC Barcelone (1-3) hier en Ligue des Champions pour que soient relancées les interrogations sur le fonctionnement même du club, plus que sur un résultat plus ou moins logique compte tenu de la valeur de l'adversaire. Un costume trop grand pour Laurent Blanc, disent certains, un président omniprésent qui a la main sur la compo de départ, disent d'autres,... autant de commentaires qui démontrent qu'il y a comme quelque chose qui ne tourne pas rond dans ce club.

Quelque chose qui ne tourne pas rond, ou plutôt, quelque chose qui ne tourne plus rond, et cela, depuis le départ de Leonardo, directeur sportif emblématique du PSG. A la tête du club, le brésilien incarnait le projet Parisien dans toute sa grandeur, n'hésitant pas à se placer en première ligne face aux médias lorsque le navire tanguait, et à prendre les coups pour l'ensemble de l'institution. Depuis son départ, les recrutements sont décevants (Cabaye, Aurier, Digne) et parfois même à la limite de la cohérence, alors que les cadres, bien installés, ont pris pour habitude de se tourner directement vers Nasser Al-Khelaïfi pour leurs demandes.

C'est que le président du club a cru bon d'instaurer une relation amicale avec les joueurs les plus importants, les bichonnant à l'extrême, comme craignant de les voir prendre la poudre d'escampette à la moindre proposition alléchante d'un cador européen. Une situation dont pâtit directement Laurent Blanc, pieds et poings liés dans la gestion de son effectif, comme obligé de préserver les petits protégés de Nasser, histoire de ne froisser ni la tribune présidentielle du Parc, ni les jardins et palais de Doha. Ainsi, malgré des prestations moins tranchantes ces dernières semaines, Thiago Motta et Thiago Silva ont été titularisés hier au Camp Nou, au détriment de Marquinhos et de Javier Pastore, les deux meilleurs Parisiens depuis le début de la saison.

Ce confort, les cadres l'auraient-ils eu avec la présence de Leonardo au poste de directeur sportif du club ? Car s'il se murmure que le brésilien ne fait pas l'unanimité au sein du vestiaire, il y a fort à parier que certains tauliers ont pleinement conscience de la menace qui pèserait au-dessus de leurs têtes en sa présence. De plus, face à l'incapacité du club à progresser significativement depuis un an, aussi bien en Ligue des Champions qu'à l'échelle nationale, face à la démobilisation générale lorsqu'il s'agit de croiser le fer avec des formations beaucoup moins huppées, n'est-il pas temps d'insuffler une nouvelle énergie fédératrice au sein du club ? N'est-il pas temps de faire rimer ce fameux projet avec le professionnalisme qui l'a caractérisé lors de ses premiers pas sur la scène européenne ? Grand architecte de l'effectif actuel, Leonardo a probablement été saisi de stupeur devant son écran, hier soir, en voyant Marco Verratti, sa plus belle trouvaille, remplacé de manière inexplicable à l'heure de jeu, alors qu'il était le meilleur Parisien sur le pré.

Et si il revenait ? Qu'est-ce que Leonardo pourrait bien changer ? Reviendrait-il dans la peau d'un directeur sportif, ou d'un manager à l'anglaise comme il le désire tant ? Quoiqu'il en soit, l'ancien joueur du PSG semble manquer au club, à l'heure où l'expérience et l'exigeance du haut niveau semble encore échapper au duo Al-Khelaïfi, Létang. Redonner une voix, un visage, une direction à l'ambition débordante du Paris Saint-Germain, c'est ce que les supporters réclament aujourd'hui avec un peu plus de vigueur, convaincus que cette histoire d'amour avec Leonardo repartira de plus belle après un an et demi entre parenthèses.

 

 

Par Hakim Maludi

Facebook
Twitter
email
Whatsapp