A jour-j moins 1 de la réception de l’OM, dans le cadre des 8es de finale retour de la Ligue Europa, tout Bilbao se rappelle la mort d’un policier survenue lors de la réception des Moscovites en 16es de finale, trois semaines auparavant. Un incident qui incite les autorités basques à surveiller particulièrement les fans olympiens que les populations basques croient très violents.

1500 policiers pour surveiller près de 900 fans olympiens

Environs 900. Voilà le nombre de fans olympiens qui feront le déplacement à San Mames pour soutenir l’Olympique de Marseille face à l’Athletic Bilbao, jeudi soir en 8e de finale retour de la Ligue Europa. Les Marseillais l’ayant emporté à l’aller (3-1), il faut dire que José Angel Ziganda et ses hommes, décidés à refaire leur retard de 2 buts, leur réservent un accueil infernal. Mais c’est la loi du sport et cela est de jeu.

Ce qu’il faudrait craindre en revanche, ce sont les possibles accrochages entre supporters. En effet, la réception du Spartak Moscou en 16e de finale avait suscité des incidents regrettables autour du stade San Mames et un policier y a même laissé la vie suite à une crise cardiaque. Un triste événement que les policiers n’excluent pas de revivre vu que les fans olympiens n’ont pas bonne presse auprès des populations basques. D’où une certaine crainte palpable chez les politiciens.

« Oui, après ce qu'il s'est passé face à Moscou, c'est évidemment une crainte. Les politiciens se sont emparés du sujet et il y a un grand débat sur le dispositif de sécurité à mettre en place le jour du match », a avoué Xabier Madariaga sur Le Phocéen.

Le journaliste à la EITB a ensuite expliqué que les médias appréhendent l’arrivée des supporters marseillais que les Basques ne tiennent pas pour des enfants de coeur et que la droite espagnole pointe ouvertement la responsabilité du gouvernement dans la mort du malheureux policier.

« Les journaux en parlent beaucoup car les fans de Marseille sont connus ici pour être parfois violents. C'est même l'objet d'une bataille politique, car la droite espagnole a mis en accusation le gouvernement basque à cause de ces incidents », a confié le confrère espagnol.

Espérons que des incidents malheureux ne se reproduisent pas.