OM - Mercato : Échec du dossier Balotelli, Eyraud répond à Rivère

Mario Balotelli va rester à l’OGC Nice cette saison.

Annoncé avec insistance comme le grand attaquant promis aux supporters au début du mercato, Mario Balotelli a finalement décidé de rester à l’OGC Nice. Pour Jean-Pierre Rivère, président de l’OGC Nice, c’est parce que l’OM a refusé de payer 1,5 M€ de plus que ce dossier a capoté. Son homologue marseillais, Jacques-Henri Eyraud, a tenu à clarifier les choses dans cette affaire.

Eyraud : « l’arrivée de Balotelli à l’OM était une opportunité. »

« C’est très simple. Mario avait envie de jouer la Coupe d’Europe cette saison et il était prêt à partir. Depuis deux mois et demi, il était sollicité par plusieurs clubs, dont l’OM. Avec les autres clubs, c'était plus compliqué. Le club avait un engagement moral avec le joueur et son entourage pour le laisser partir. Il avait un bon de sortie, à certaines conditions, entre 4 et 5 millions d'euros.

C’était le prix. L’OM a proposé entre zéro et 2,5 millions d'euros, mais jamais plus (...) Mario était soi-disant sa priorité absolue, mais l’OM l’a raté pour 1,5 million d'euros », a déclaré ce mardi Jean-Pierre Rivère dans les colonnes de L’Équipe, pointant ainsi du doigt la responsabilité des dirigeants de l’OM dans cet échec.

Interrogé ce soir par le quotidien régional La Provence, le président marseillais Jacques-Henri Eyraud a livré sa version des faits dans ce dossier.

« Rater Balotelli pour 1,5 million d'euros, c’est une blague ! Notre dernière proposition portait sur un contrat de trois ans. Autrement dit, 1,5 M€, c’est beaucoup d’argent, mais bien peu à l’échelle de l’engagement financier que nous étions prêts à prendre. Mon sentiment est que l’entourage du joueur souhaitait plutôt un contrat court », a répondu le dirigeant phocéen, en référence aux propos de Rivère, avant d'expliquer la position de son club.

« L’arrivée de Balotelli à l’OM était une opportunité. Mais aucune opportunité, aussi talentueuse soit-elle, ne mérite que l’on remette en cause les fondements économiques, l’équilibre sportif et la ligne de conduite, y compris éthique, que nous nous sommes fixée. C’est tout simple. Et c’est encore plus important à l’OM en matière de gestion des transferts. Et puis, il y a le vestiaire. Maintenir son équilibre est une priorité absolue dans un club de football.

L’institution doit toujours primer, encore plus à l’OM. Aucune pression, de Twitter aux différentes parties prenantes du monde du foot, ne doit nous détourner de notre ligne de conduite. On agit, on gère avec rigueur. Cela peut créer de la frustration, j’en ai bien conscience. Mais nous pensons tous que cette attitude payera sur le long terme », a confié Eyraud.