Toulouse FC : Gradel répond aux critiques sur son style de jeu

Max-Alain Gradel, attaquant au Toulouse FC.

Max-Alain Gradel présente un style de jeu axé sur les dribbles, également orienté vers la tentative de geste quelque peu difficile. Le capitaine du Toulouse FC est souvent critiqué pour cette manière de jouer où parfois il perd trop le ballon. Dans une interview, l’attaquant de 31 ans a donné les raisons qui motivent son choix pour cette expression sur le terrain.

Max-Alain Gradel : « Dans une équipe, le rôle de certains est de créer»

Max-Alain Gradel est arrivé au TFC en août 2017 suite à un prêt du club anglais l’AFC Bournemouth. Lors de son séjour au Tef, il effectue une saison pleine, acquérant rapidement la place de titulaire dans l’attaque toulousaine. C’est en juin dernier qui a définitivement été transféré dans l’écurie du président Olivier Sadran.

Depuis l’entraîneur Alain Casanova là désigné comme capitaine de l’équipe. La qualité de jeu dont il a fait preuve lui a valu d’être le meilleur buteur des Violets en cette édition 2018-2019 avec 5 buts et 4 passes décisives. Notons qu’en 15 journées de ligue 1, le Téfécé a inscrit 13 buts, et le natif d’Abidjan est impliqué sur 9 réalisations.

Cependant pour certains, son caractère tactique comporte un peu trop de risque. Répondant aux questions du quotidien Le Parisien, Max-Alain Gradel a indiqué que parfois il est nécessaire pour quelques-uns de s’exprimer de manière différente et permet ainsi l’obtention de bons résultats.

« Dans une équipe, le rôle de certains est de créer. On nous paye pour ça. On est là pour tenter, pour oser des choses compliquées ou imaginer des dribbles, c’est pour ça qu’il n’y en a pas dix comme nous sur le terrain. Aux spectateurs de nous comprendre ou pas. Certains peuvent toujours dire que Neymar, par exemple, perd trop le ballon, mais sur une inspiration, il réalise un truc incroyable et tout le stade se dresse et applaudit. On est ce genre de joueurs », a déclaré l'international ivoirien.

« Je peux aussi me contenter de passes latérales et n’avoir, ainsi, aucun déchet. Mais ce n’est pas ma vision de mon sport. Le football, c’est pour moi la percussion, le spectacle, les buts. Je ne suis pas passé par un centre de formation. Tout petit, j’ai appris ça dans la rue, où j’ai répété inlassablement mes gammes en Côte d’Ivoire. Ça m’a permis de façonner mon style, d’avoir une façon de jouer bien à moi. Il n’y a rien de calculé dans mon jeu », a-t-il ajouté.