ASSE - OM : Au tour du Préfet de la Loire de justifier le report

Roland Romeyer aurait été sondé par le Préfet Evence Richard pour ASSE - OM.

La LFP a expliqué que le report de certains matchs de la 17e journée de Ligue 1 a été demandé par des préfets locaux. Celui de la Loire, notamment Evence Richard a justifié à son tour le report du match ASSE - OM qui était initialement prévu ce dimanche (21h).

ASSE - OM : le Préfet Evence Richard donne les raisons du report.

« On travaille avec les pouvoirs publics et les préfets de chaque département concernés. Chaque décision de report a été prise à la demande des préfets locaux. Notre ligne est de laisser les préfets prendre les décisions de report ou pas. Nous ensuite, nous appliquons la décision », a expliqué le directeur général exécutif de la LFP, Didier Quillot dans L’Équipe.

À la suite du responsable de la Ligue, le Préfet de la Loire a donné les raisons du report de la confrontation ASSE - Olympique de Marseille qui était programmé, le dimanche 9 décembre (21h), en clôture de la 17e journée.

« La première des raisons qui m'ont incité à prendre cette décision est un lien avec le climat actuel de violence, qui ne fait que croître à Saint-Étienne : samedi, nous avons eu des manifestations assez violentes avec les gilets jaunes, et ce matin (hier), plusieurs centaines de lycéens ont causé pas mal de dégâts dans la ville », a confié d’entrée, Evence Richard, au quotidien de sport.

« Ensuite, alors que jusqu'à présent on s'attendait à n'avoir à gérer qu'une manifestation de gilets jaunes samedi, on en aura également une dimanche matin puis un lundi matin. Si elles se passent mal, je ne me voyais pas imposer en plus aux forces de police la prise en compte de ce match, surtout après la défaite de l' ASSE contre Bordeaux », a expliqué l’autorité.

Et ce n’est pas tout. Richard soutient avoir sondé le président du Directoire de l’AS Saint-Etienne avant de prendre son arrêté.

« Ce qui m'a décidé, c'est un entretien avec le président Roland Romeyer. Les matchs entre l' ASSE et Marseille ont souvent donné lieu à des débordements, mais à cause du résultat d'hier, les ultras pourraient être violents. Le président m'a fait part de sa certitude qu'on aurait des difficultés à gérer ce match. Ça faisait beaucoup », a-t-il informé.