Chelsea : Naples, Sarri et Ancelotti en guerre contre le racisme

Maurizio Sarri, coach de Chelsea FC. Publié le 27 décembre 2018 à 16:25

Maurizio Sarri et Carlo Ancelotti s’engagent contre le racisme dans leur club et championnat respectifs. Le premier s’est insurgé contre le comportement de certains supporters de Chelsea, tandis que le second a défendu le défenseur du Naples, notamment Kalidou Koulibaly, victime de cris racistes lors du match contre l’Inter Milan, mercredi soir.

Maurizio Sarri, « nous battre contre les gens stupides, mais pas contre les fans de Chelsea ».

Chelsea a certes signé une victoire contre Watford FC (1-2), mercredi soir, mais l’entraineur du club londonien Maurizio Sarri a déploré le comportement de certaines personnes dans le public des Blues qui ont entonné des chants racistes au Vicarage Road Stadium.

« Je ne veux pas généraliser parce que 99 % des fans sont vraiment merveilleux. Dans chaque communauté, je pense qu'il y a des (gens) stupides et nous devons donc nous battre tous ensemble contre les gens stupides, mais pas contre les fans de Chelsea », a condamné le technicien italien, dans des propos à agence Press Association relayés par L’Équipe.

Rappelons que l’attaquant de Manchester City, notamment Raheem Sterling avait été visé par des injures raciales à Stamford Bridge début décembre.

En Italie, c’est Kalidou Koulibaly qui a été victime de cris racistes lors du match entre l’Inter Milan et son club, Naples (1-0), mercredi également. Et en plus du soutien de Cristiano Ronaldo, Carlo Ancelotti est monté au créneau pour dénoncer le comportement discriminatoire d’une partie des supporters Nerazzurri à San Siro. Le coach du Napoli a même menacé de ne pas jouer si cela se reproduit.

« On a demandé trois fois la suspension du match et il y a eu trois annonces via les haut-parleurs. La solution était de l'interrompre, la prochaine fois, on quittera le terrain et on perdra le match sur tapis vert », a déclaré l’ex-entraineur du PSG, dans des propos rapportés par le quotidien de sport.

Notons que Koulibaly, sans doute les nerfs à fleur de peau, avait été exclu (80e), suite à 2 cartons jaunes pris en l’espace d’une minute. Cela était prévisible selon Ancelotti. « Kalidou était nerveux, il tient beaucoup à ces choses-là. Son état d'esprit a été conditionné par le racisme subi », a-t-il expliqué.

Par ALEXIS