Toulouse FC : Pascal Dupraz, ses confessions bouleversantes

Pascal Dupraz évoque sans détour ses problèmes de santé.

Suite à de graves soucis de santé, Pascal Dupraz avait mis fin à son aventure avec le Toulouse Football Club d'un commun accord avec Olivier Sadran. Le Haut-savoyard a évoqué publiquement le sujet pour la première fois.

Pascal Dupraz, un entretien bouleversant

Alors qu'il ne s'était jusqu'à présent jamais épanché sur le sujet, Pascal Dupraz explique ses soucis de santé dans une interview accordé au Parisien. "J’ai une faiblesse congénitale, alors que je ne bois ni ne fume et que je fais du sport tous les jours. J’ai fait mon premier infarctus à 39 ans. Pourtant, aujourd’hui, je me sens incroyablement bien. Pour comprendre ma situation, il faut remonter à mon arrivée à Toulouse en mars 2016. Trois jours, après, je me suis effondré sur le terrain pendant un entraînement victime d’une syncope".

Peu après son arrivée à Toulouse, le technicien de 56 ans a fait un malaise qui l'a empêché de faire sa première sur le banc toulousain à l'occasion d'un match face à l'OM au Vélodrome (1-1). Il évoque cet événement. "Il m’est alors arrivé quelque chose dont je n’ai jamais parlé publiquement. Je suis dans ma chambre d’hôpital et j’espère sortir pour coacher l’équipe à Marseille. Mais le ciel me tombe sur la tête : le cardiologue me dit « j’ai votre assurance vie » et me propose de me poser un défibrillateur sous le bras. Je ne l’avais jamais dit ouvertement avant aujourd’hui. Ça n’a pas été une décision facile car mon père était mort trois semaines après la pose d’un défibrillateur. J’ai pensé que j’allais mourir trop vite. Olivier Sadran, mon président de Toulouse a été extraordinaire et a refusé que je démissionne. Au final, on est parti ensemble pour un sauvetage historique alors que Toulouse avait dix points de retard sur le barragiste à dix matchs de la fin.

Victime d'un deuxième malaise en janvier 2018, l'ancien coach historique d'Evian Thonon Gaillard raconte comment cela s'est produit. Je faisais un match de badminton avec un copain. Je sais, c’est très con car c’est un sport violent. J’étais mené au score et j’ai accéléré. Et là le défibrillateur s’est déclenché et j’ai ressenti une immense décharge électrique. Un choc terrible. Dire que je haïssais cet appareil et là, il me sauve la vie. Les toubibs ont ensuite vu que, sur les traces de mon infarctus à 39 ans, il y avait quelques cellules vivantes. Il fallait opérer et après, il n’y avait plus de risque de défibrillation. Ce n’était pas grand-chose, mais il fallait juste attendre la prochaine trêve. On était en janvier et la suivante était mars.




Par Thibaud
Publié le 18 janvier 2019 à 04:00 | mis à jour le 18 janvier 2019 à 04:00

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