FC Nantes : Pallois aux obsèques de Sala, ses amis témoignent

Nicolas Pallois a pleuré pour son ami Emiliano Sala disparu.

Nicolas Pallois était très proche d’Emiliano Sala mort dans l’accident de son avion le 21 janvier dans la Manche. S’étant déplacé jusqu’en Argentin lors des obsèques de l’ex-buteur du FC Nantes, le défenseur se devait de le faire pour le disparu qui était son ami. L’Équipe a recueilli des témoignages de proches du défenseur central des Canaris, sur son caractère, son amitié sincère et surtout sa relation avec le joueur décédé.

« Se rendre aux obsèques de Sala, porter le cercueil, une obligation pour Pallois ».

Nicolas Pallois est l’une des dernières personnes à avoir vu Emiliano Sala avant sa tragique disparition dans la mer, suite à l’accident de l’avion qui le transportait de Nantes à Cardiff, dans la nuit du lundi 21 janvier 2019. Il avait même accompagné l’attaquant du FC Nantes à l’aéroport.

Autorisé par le club de la Cité des Dusc à se rendre aux funérailles de son ami disparu, en Argentine (précisément à Progreso), l’arrière central a certes été affecté, mais il a bien du cran selon son entourage interrogé par le quotidien de sport.

« Se rendre aux obsèques, porter le cercueil, c'était une obligation à ses yeux. La page sera difficile à tourner, mais il a du caractère », a confié Frédéric Weis, l’ancien partenaire de Pallois à Quevilly. « Quand il aime, il ne compte pas », a-t-il fait remarqué ensuite.

« Emiliano a été important pour Nicolas, car il avait trouvé quelqu'un à qui parler sur le plan athlétique à l'entraînement. Nicolas boudait quand cela ne tournait pas de son côté et, avec leurs deux caractères, cela envoyait ! Il va lui falloir du temps pour passer au-dessus de cette douleur, cette perte, mais il va remonter la pente », a témoigné Pascal Gastien, actuel coach de Clermont Foot.

Ce dernier a connu Sala et Nicolas Pallois à Niort. Tout comme Florian Martin (ex-milieu offensif du Chamois Niortais FC) qui y est allé de son anecdote sur les deux potes : « Emi, c'était vraiment son ami. Ils étaient six jours sur sept ensemble et la femme de Nicolas me disait souvent d'ailleurs qu'elle avait trois enfants à la maison : sa fille, Nico et Emiliano.

Il a pris un terrible coup sur la tête, mais il a déjà rebondi, son but (contre Bordeaux, ndlr) est tout sauf anecdotique ».