Ex-OM : Gili dévoile le secret de l’efficacité de Papin

Papin transformé en top buteur par Klaus Allofs

Jean-Pierre Papin est reconnu comme l’un des plus grand buteurs que l’Olympique de Marseille ait connus. Une performance qui n’était pas évidente à ses débuts, mais à laquelle l’ancien attaquant français est parvenu grâce à l’apport inestimable de Klaus Allofs sur les conseils de Gérard Gili.

Jean-Pierre Papin transformé en top buteur par Klaus Allofs

Gérard Gili était l’invité de "Débat en plus" sur Football Club de Marseille. L’ancien entraîneur de l’OM s’est souvenu de Jean-Pierre Papin. Connu dans les annales marseillaises comme l’un des plus grands buteur de la formation olympienne, l’ancien Milanais n’avait pourtant pas eu des débuts prometteurs. « A cette époque là Papin se créait énormément d’occasions mais marquait peu de buts », s’est souvenu Gérard Gili.

Le tout était désormais de savoir comment rendre le Ballon d'Or 1991 efficace devant les cages adverses. Gérard Gili lui alors proposé d’aider l'attaquant français à marquer des buts. Ce que Klaus Allofs a accepté volontiers.

« Par rapport à ça je me suis dit que la meilleure personne qui puisse me donner les clés pour faire travailler Papin, qui puisse avoir un effet positif sur lui, c’était Klaus Allofs. 120 sélections, un monstre. Le projet était de dire à Klaus Allofs de faire progresser Papin. Et il m’a dit ‘j’ai déjà marqué beaucoup de buts dans ma carrière, je n’ai pas besoin d’en marquer beaucoup plus, mais je vais l’aider à marquer plus de buts’. Et bien dans les matches, Allofs aurait pu marquer une tonne de buts mais il a préféré faire marquer une tonne de buts à Papin », raconte l’ex-sélectionneur des Eléphants de Côte d'Ivoire.

Les deux coéquipiers se sont alors livrés à un entraînement intensif pour harmoniser leurs mouvements. Un entraînement qui a finit par payer et faire de l'ex-attaquant du Milan AC le top buteur que l’OM a connu.

« A l’entraînement, dans certaines situations il lui disait de couper. Il lui expliquait qu’il avait fait la différence avec le dernier défenseur à fond, mais qu’il allait se retrouver face au gardien. C’est une deuxième action qui commence et elle ne doit pas être dans le même rythme que la première. Il faut être Klaus Allofs pour le savoir. Si Allofs ne me renvoie rien, je sais que je ne peux rien apporter à Papin. Je lui ai demandé s’il était capable de le faire passer à Papin, non pas le mardi et le mercredi quand c’est facile, mais pendant le match. Il suffit qu’une seule fois ça se produise pour que ça mémorise Papin. Et après Papin n’allait que dans les bons coups. Quand il ne s’engageait pas on savait que le ballon n’était pas pour lui, mais quand il y allait on savait qu’il allait se passer quelque chose », a expliqué le technicien français.