Michel Platini était l’invité de France Info. L’occasion pour l’ancien patron de la FIFA de se montrer très critique sur le projet financier du PSG et le style de jeu de Kylian Mbappé. Des cris critiques qui ne passent pas vraiment aux yeux de Pierre Ménès.

PSG : Michel Platini s’en prend au Qatar et à Kylian Mbappé

Michel Platini vient de sortir un livre intitulé Entre nous. Bien sûr qu’il faut porter ce livre à la connaissance du plus grand public possible. Pour ce faire, l’ancien capitaine des Bleus n’hésite pas à répondre aux invitations des médias. Ce qui explique sa sortie d’hier mercredi. Une sortie au cours de laquelle il a dénoncé ce qu’il croit clairement être une mégalomanie du football moderne : le projet financier du PSG.

« L’argent tue une philosophie du football. (…) Aujourd’hui, vous achetez tous les meilleurs joueurs et vous gagnez. Tout est basé sur la richesse.  Le président est qatari , le directeur est brésilien, l'entraîneur est allemand, il y a un Français dans l'équipe. Pourquoi ça s'appelle le Paris-Saint-Germain ? Parce qu'il y a 40 000 personnes, une grande population qui aime son club, d'accord. Mais bon, ça pourrait s'appeler Coca-Cola ou autre chose », a regretté Michel Platini.

Et ce n’est pas tout. L’ex-Stéphanois s’est également attaqué à Kylian Mbappé en estimant que ce dernier ne misait que sur sa vitesse pour faire la différence. Une vitesse qui va sûrement le lâcher tôt ou tard pour la simple et bonne raison que le corps va fatalement se fatiguer avec l’âge.

« Je pense que Kylian, à un moment, il va s'apercevoir que la vitesse ne fait pas tout ! (…) Puis dans une dizaine d'années, il va essayer d'aller moins (vite), le corps va être fatigué, il va essayer de jouer un peu plus au ballon et de faire courir les autres », a prédit Michel Platini.

PSG : Pierre Ménès démonte les attaques de Michel Platini

Des critiques de Michel Platini qui ne laissent pas Pierre Ménès indifférent. S’il reconnaît que les attaques de l’ancien Turinois sur le projet financier du PSG ne sont pas totalement infondées, le journaliste de Canal+ aurait aimé qu’il les adresse également à d’autres grosses écuries.

« Le PSG ? On peut ne pas lui donner tort », a reconnu le célèbre confrère dans une vidéo publiée sur Yahoo Sport avant de répliquer : « Mais pourquoi ne parler que du PSG dans ce cas-là ? Pourquoi on ne parle pas de Manchester City ? De Barcelone ? Du Real ? Du Bayern ? J’ai l’impression qu’il n’y a que le PSG. Et puis autre chose, je n’ai pas toujours eu l’impression que l’argent du Qatar gênait Michel Platini, qui on le sait, était quand même très actif dans l’attribution de la prochaine Coupe du Monde au Qatar. Donc, un coup oui, un coup non, comment ça se passe ? Après je conçois que ce ne soit pas le football qui lui plait. (...) J’ai l’impression que c’est un petit peu un combat d’arrière-garde. »

Exhaustif, Pierre Ménès n’a pas laissé passer les critiques de Michel Platini concernant Kylian Mbappé non plus. Le consultant a notamment rétorqué que l’attaquant du PSG pouvait effectivement baser son jeu sur sa vitesse vu qu’il était très jeune et que rien ne disait absolument qu’il changerait radicalement son style avec l’âge, à l’image de Cristiano Ronaldo.

« Pareil avec la réflexion sur Mbappé, comme quoi il baserait finalement tout sur sa vitesse. Ouais papa, il a 20 ans, donc il court vite, oui. Ça sera à lui d’adapter son jeu lorsque sa vitesse viendra décroître, ce qui n’est quand même pas pour demain puisqu’il a 20 ans. Et puis, on s’aperçoit que le style de jeu de Cristiano Ronaldo n’a pas changé de façon radicale sur ces derrières saisons. Alors effectivement, il sprinte moins, il dribble moins, mais enfin, il base toujours son jeu sur son coup d’accélérateur, sur son coup de rein à la prise de balle », a expliqué le journaliste français.

Et Pierre Ménès de conclure : « Donc voilà, on pourrait aussi se réjouir en tant que Français, en tant que vainqueur de l’Euro en 84. On pourrait se réjouir que Kylian Mbappé soit français plutôt que toujours aller trouver un petit truc qui couine et qui grince. C’est un peu chiant. »

Chacun tranchera entre les deux hommes…