Catastrophe de Furiani, quand les députés gèlent le stade

Catastrophe de Furiani : quand les députés gèlent le stade

Tous les 5 mai seront désormais jours de commémoration en hommage aux victimes de l’effondrement d’une tribune du stade Armand-Cesari situé à Furiani. Ce drame a eu lieu en 1992, à l’occasion de la demi-finale de la coupe de France. Cette décision intervient suite à un projet de loi qui a été soumis au parlement et adopté par la majorité.

Catastrophe de Furiani, les pages sombres du football français

Sporting Club de Bastia et l'Olympique de Marseille, c’était l’affiche du jour. Une mobilisation qui connait une grande affluence. Après la qualification contre Nancy, les dirigeants du club de Furiani décident de remplacer la tribune par une structure métallique. Le but est de porter la capacité du stade à 18 000 places. Sans permis de démolition, les opérations se déroulent. La ligue corse de football, après passage de la commission d’inspection, envoie à la fédération un avis favorable pour la tenue du match. Il s'agit alors d'un faux, car lors des 3 réunions intermédiaires, les membres de la commission de sécurité ont, sous l'impulsion des pompiers, fait part de leurs réserves. Alors que les tickets sont mis en vente, les travaux ne sont toujours pas terminés. Une nouvelle commission de sécurité inspecte le chantier et note que « le niveau de sécurité reste très insuffisant ».

Le match est prévu à 20h30. À 20h23, alors que les journalistes de TF1 prennent l'antenne pour la retransmission télévisée, la partie haute de la tribune nord s'effondre. Les spectateurs assis en hauteur font une chute de 15 mètres. Très vite, certains envahissent la pelouse afin de fuir la tribune. Les secours se mettent en place et prennent en charge les premiers blessés. Mais ils sont vite débordés. À 21 h, l'ordre d'évacuation des spectateurs du stade est donné afin de faciliter le travail des secours et 30 minutes après, des hélicoptères de la sécurité civile se posent sur la pelouse du stade pour évacuer les blessés. Le bilan total des victimes fait état de dix-huit morts et 2 357 blessés.

Incident de Furiani, le peuple obtient enfin gain de cause

28 ans après la catastrophe de Furiani, joueurs, clubs, supporters et collectifs de victime font pression sur le gouvernement et les instances du football français afin de sacraliser cette date. Aujourd’hui, les revendications ont été entendues et ont porté leurs fruits. La journée du 5 mai est désormais une journée sans football.


Par Julien D
Publié le 13 février 2020 à 18:36 | mis à jour le 13 février 2020 à 18:36

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