ASSE : Échec de la vente, Jérôme de Bontin contredit Caïazzo

Jérôme de Bontin, représentant de Peak6, lors des négociations avec l'ASSE Publié le 25 septembre 2020 à 15:45

Bernard Caïazzo (co-président de l’ ASSE) et Jérôme de Bontin (représentant de Peak6) se sont jetés la pierre au sujet du dossier de la vente ratée du club ligérien en mai 2018.

ASSE : Caïazzo accuse les intermédiaires de mauvaise foi

L’ASSE a failli être rachetée par des investisseurs américains en 2018, mais les négociations entamées entre le groupe Peak6 Investments LP et les propriétaires du club ligérien ont échoué. Revenu sur la vente ratée, Bernard Caïazzo (co-propriétaire de l’AS Saint-Étienne) accuse Jérôme de Bontin (porteur du projet américain) de n’avoir pas été transparent lors des négociations exclusives stoppées au bout de 9 jours. « Ils [les intermédiaires, ndlr] disent à l'acheteur qu'avec 50 M€, ils vont gagner la Ligue des champions et au vendeur que les nouveaux propriétaires vont investir 500 M€. Une fois que les deux parties sont d'accord, les acheteurs vont souvent chercher les capitaux qu'ils n'ont pas en réalité au moment de la signature », a dénoncé Bernard Caïazzo dans L'Équipe.

De Bontin assure que « les américains avaient une réelle surface financière »

Pour rappel, le dirigeant de l'ASSE avait déclaré, en son temps, que les négociations avaient été interrompues parce que Peak6 n’avait pas donné suffisamment de garanties financières pour que la transaction soit possible. Un peu plus de deux ans plus tard, Jérôme de Bontin contredit le président du Conseil d’administration des Verts. « Sur le dossier du club stéphanois, les investisseurs américains avaient une réelle surface financière, possédaient déjà des parts dans d'autres clubs européens, comme Bournemouth », a-t-il indiqué dans le même média. Pour le représentant de Peak6, « la transaction aurait dû se faire » avec un peu « plus de temps », car soutient-il : « il y a une grande différence entre les fonds d'investissement et les riches particuliers ». Pour finir, Jérôme de Bontin a regretté que l’AS Saint-Étienne ne soit pas passé sous pavillon américain. « Les deux parties ne se sont pas entendues sur le juste prix. C'est dommage, cela aurait été bien pour la région de Saint-Étienne », a-t-il expliqué.





Par ALEXIS