Ligue 1 : Mediapro a tendu un piège, la LFP très en colère

Jaume Roures et Mediapro ont piégé la LFP. Publié le 22 octobre 2020 à 14:05

La guerre entre la LFP, les clubs de Ligue 1 et de Ligue 2, et Mediapro, le détenteur des droits de diffusion, n'est pas près de se terminer. Malgré les annonces du patron du géant de l'audiovisuel, Jaume Roures, mercredi à l'occasion d'une conférence de presse, la Ligue de Football Professionnel est loin d'être rassurée. Pire, elle se sent complètement piégée.

Mediapro s'est placée sous mandat du tribunal de commerce...

Ce devait être une conférence de presse faite pour rassurer la LFP et les clubs de Ligue 1, mais cela n'a pas eu du tout l'effet escompté. Mercredi 21 octobre, le patron du groupe Mediapro, Jaume Roures, a convoqué la presse afin de faire le point sur la situation du géant sino-espagnol, détenteur des droits de diffusion des championnats professionnels de football français. Une situation alarmante, entre les révélations sur la trésorerie du groupe, qui n'a que 113 millions d'euros de liquidités dans ses caisses, et la deuxième échéance de 172 millions d'euros que Mediapro doit à la Ligue depuis le 5 octobre, rien ne va plus. Mercredi, Jaume Roures a révélé que la chaîne créée pour l'occasion, Téléfoot, ne compte que 600 000 abonnés, selon lui, plutôt 350 000 selon les médias, alors qu'il lui en faudrait 3,5 millions pour s'assurer une stabilité. Mais le véritable problème pour la LFP, qui ne fait plus confiance à Mediapro, c'est la décision du groupe de se placer sous mandature du tribunal de commerce de Nanterre.

...Et a complètement piégé la LFP et la Ligue 1

En effet, Mediapro s'est placée sous l'égide de l'instance afin de trouver un moyen de "conciliation", selon les dires de Jaume Roures. De fait, cette décision empêche la LFP de dénoncer le contrat qui la lie à Mediapro pour défaut de paiement et, donc, de casser ledit contrat pour s'orienter vers d'autres diffuseurs plus traditionnels et renégocier les droits de diffusion de la Ligue 1 avec des chaînes comme Canal+ ou beIN Sports. Ainsi, la LFP se sent totalement piégée par cette décision de Mediapro, qui donne de l'air et, surtout, du temps au groupe sino-espagnol qui joue désormais la montre. Car, pour le reste de la saison, la Ligue n'a clairement plus la possibilité de se retourner vers un autre groupe audiovisuel, alors qu'approche à grands pas la date du troisième versement de 172 millions d'euros, qui devait tomber en décembre et que la LFP ne touchera pas non plus. Mediapro, malgré sa situation, respire, tandis que les clubs de Ligue 1, eux, transpirent...





Par Matthieu

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