Stade Rennais : Sans Camavinga à Séville, le SRFC condamné ?

Sans Eduardo Camavinga, le Stade Rennais a-t-il une chance face au Séville FC ? Publié le 27 octobre 2020 à 19:50

Le Stade Rennais se déplace au stade Sanchez-Pizjuan pour y affronter le Séville FC, mercredi soir (21 h), pour le compte de la deuxième journée de Ligue des champions. Face au vainqueur en titre de la Ligue Europa, les hommes de Julien Stéphan espèrent un nouvel exploit en terre andalouse, mais le technicien rennais va devoir se passer de l'une de ses pièces maîtresses.

Eduardo Camavinga forfait contre le Séville FC

C'est un vrai coup dur pour les Rouge et Noir. Les Rennais vont être privés de leur meilleur joueur, mercredi (21 h), sur la pelouse du Séville FC. Touché contre Angers SCO, Eduardo Camavingane figure pas dans le groupe de Julien Stéphan pour cette deuxième journée de Ligue des champions. Une absence extrêmement préjudiciable pour le Stade Rennais, qui va se retrouver sans son maître à jouer face à l'équipe de Julen Lopetegui. L'entraîneur des Rouge et Noir ne tarit pas d'éloges pour son petit protégé. "À cet âge-là, avoir autant de maturité et d'assurance, c'est phénoménal, mais finalement, c'est du Eduardo", révélait-il à L'Equipe et explique son absence en ces simples mots, rapportés par le journaliste de SoFoot, Clément Gavard : "Il a pris un petit coup en début de match contre Angers, ses séquelles sont encore trop importantes pour qu'il puisse postuler pour le match de demain (mercredi)." L'origine d'un gros coup dur.

Cela ne va pas être une mince affaire pour le Stade Rennais de faire sans sa pépite de 17 ans. Depuis maintenant plus d'un an, le milieu de terrain gravit les échelons du haut niveau quatre à quatre et bat tous les records de précocité, que cela soit avec son club, en Ligue 1 et, depuis le mois d'octobre, en équipe de France avec qui il a connu sa première titularisation et son premier but face à l'Ukraine (7-1), devenant le plus jeune buteur de l'histoire des Bleus depuis l'après-guerre. Eduardo Camavinga est devenu un rouage presque indispensable du système de Julien Stéphan, où son association au milieu avec Steven Nzonzi lui a permis de s'éloigner des tâches purement défensives pour porter son jeu vers l'attaque.

Le jeu du Stade Rennais sur ses épaules

En ont résulté, en début de saison contre Montpellier et en équipe de France, de très beaux buts qui démontrent que Camavinga n'est pas qu'un récupérateur, c'est aussi un excellent manieur de ballon. "C’est dur de lui prendre le ballon quand il vient lancé comme ça, mieux vaut être à deux que seul contre lui…, analysait le défenseur rennais Nayef Aguerd, après le match contre les Héraultais. Je le connais maintenant à force de l’affronter à l’entraînement, je sais qu’il est gaucher, qu’il part rarement côté droit. Il est imprévisible et il réfléchit toujours avant de dribbler, c’est ce que j’aime. Après, il peut faire des différences n’importe quand en dribblant." Et pas seulement en dribblant, la vision de jeu du joueur du Stade Rennais est également l'un de ses grands atouts.

Pierre Ménès, consultant pour Canal+, est d'ailleurs admiratif devant le talent de Camavinga. "Ce gamin sait tout faire", a lâché il y a peu le chroniqueur. Peut-être même un peu trop ! "Quand il n’est pas là, c’est là qu’on voit à quel point il est indispensable", avait également déclaré Ménès. C'est effectivement l'un des problèmes de ce Stade Rennais. Lors du début de saison 2019-2020, les Rennais, après un gros mois d'août, ont connu une série très compliquée. Dix matches sans victoire, du 1er septembre au 27 octobre, au cours desquels Eduardo Camavinga a tenu l'équipe du haut de ses 16 ans. Alors que les jours de Julien Stéphan sur le banc du Stade Rennais semblaient comptés, le jeune milieu de terrain a pris le jeu à son compte en tirant ses coéquipiers vers le haut et en évitant de rudes défaites aux siens. À 16 ans, il s'affichait déjà en patron indispensable de l'équipe et chacune de ses rares absences se faisait ressentir.

Le Stade Rennais peut-il faire sans Camavinga ?

La saison 2020-2021 du Stade Rennais a commencé exactement sur les mêmes bases avec un match en particulier. À Lille, face au LOSC, lors de la toute première journée de Ligue 1, les Rouge et Noir, menés 1-0, ne sont revenus dans le match que grâce à l'entrée tonitruante de Camavinga, auteur d'ailleurs d'une déviation gagnante pour l'égalisation de son équipe. C'est simple, depuis le début de la saison précédente, le Stade Rennais a joué 50 matches, dont 41 auxquels a pris part Eduardo Camavinga. Sur ces 41 rencontres, le SRFC en a gagné 23, pour 9 défaites et 9 nuls. Les neuf autres matches sans Camavinga se sont soldés par seulement 3 victoires, pour un nul et 5 défaites. L'équipe de Julien Stéphan gagne donc plus de 56% de ses matches quand le jeune international est sur le terrain.

Mais mercredi soir à Sanchez-Pizjuan, il faudra donc faire sans Eduardo Camavinga, visiblement fatigué ces derniers temps et donc victime d'une béquille contre Angers, ce qui pourrait donc bénéficier à Clément Grenier, de retour après avoir été mis au placard de longs mois il y a seulement quelques jours lors du déplacement du Stade Rennais à Dijon (1-1). Julien Stéphan aurait pu décider de le titulariser dans l'entrejeu aux côtés de Steven Nzonzi et Benjamin Bourigeaud. Mais l'UEFA a annoncé la suspension de Nzonzi cet après-midi pour le match de demain. Stéphan devra donc composer avec Grenier, Bourigeaud et potentiellement James Léa-Siliki ou Jonas Martin, de retour de blessure, tout comme il peut entièrement changé son système de jeu. Un retour du 3-5-2 ? Stéphan y réfléchit, selon des propos rapportés toujours par Clément Gavard : "J'ai encore besoin de réfléchir ce soir, cette nuit... Ce système à cinq, on ne l'a plus utilisé depuis de nombreux mois donc il me faut un temps de réflexion." L'entraîneur des Rouge et Noir peut aussi sortir un nouveau lapin de son chapeau, en offrant à la dernière née des pépites du centre de formation breton une première qu'il n'oubliera jamais. En effet, Julien Stéphan a fait appel pour la première fois au tout jeune Lesley Ugochuckwu (16 ans), qui a pris la place de Camavinga dans l'avion pour Séville.





Par Matthieu

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