Ex-OL : Génésio enfermé dans une caserne militaire en Chine

Bruno Génésio, ancien entraîneur de l'OL, confiné en Chine. Publié le 28 octobre 2020 à 15:35

Pour terminer le championnat chinois, les autorités ont décidé d’enfermer les clubs dans une bulle sanitaire spéciale. Pour Bruno Génésio, ancien entraîneur de l'OL, cette bulle, censée les protéger contre le coronavirus, s’apparente à « une caserne militaire ».

Ex-OL : Bruno Génésio assimile la bulle chinoise à un enfermement militaire

Après son départ de l'OL à la fin de la saison 2018-2019, Bruno Génésio a débarqué en Chine pour occuper le banc de Beijing Guoan. Pour terminer la Chinese Super League malgré la menace du coronavirus, les autorités ont décidé de réunir les clubs dans une bulle sanitaire, à l'image de la NBA. Bruno Génésio est revenu sur cette sorte de confinement dans les colonnes de L’Équipe. « Depuis le 19 juillet exactement, nous sommes à Suzhou, à côté de Shanghai. On y est resté jusqu’au 29 septembre pour disputer les 14 matches de notre poule avant les quarts de finale », a expliqué l’ancien patron du banc de l’Olympique Lyonnais. Pour le technicien français, cette bulle est similaire à une caserne militaire. « Imaginez une caserne militaire avec huit hôtels et huit terrains d’entraînement », a comparé l'ex-tacticien de l'OL avant d’indiquer que « chaque équipe a son terrain. Nous sommes restés confinés sans aucun contact avec l’extérieur. Personne n’est entré ou sorti de la bulle. Soixante-douze jours enfermés, ce n’est pas facile… »

L’ancien Lyonnais transformé par le confinement chinois

Bruno Génésio sera de retour en vacances en France, après six longs mois sans contact avec ses proches et le monde extérieur. « Je ne rentrerai en France qu’en décembre. Ça fera six mois sans voir personne », a précisé l’ancien stratège de l'OL. C’est un confinement très difficile. Mais cela a appris à Bruno Génésio jusqu’où il pouvait repousser ses limites. « Quand je pense aux critiques entendues sur les mises au vert ennuyeuses de veille de match. On fait nos entraînements, on mange, le staff visionne des vidéos, on a des réunions. Vivre si longtemps en autarcie, c’est une drôle d’épreuve. Et ça te fait relativiser certaines choses, quand je vois qu’on se plaint en France. Je ne serai plus le même quand je rentrerai. J’ai appris sur moi-même », a-t-il expliqué. Et le coach de Beijing Guoan d’afficher sa conviction de vivre « vraiment une expérience unique » à cause du confinement chinois.





Par JOËL

Facebook
Twitter
email
Whatsapp