ASSE : L'avocate de Ruffier attaque, Riolo contre-attaque

Stéphane Ruffier est toujours en plein conflit avec l'ASSE. Publié le 29 octobre 2020 à 11:30

Stéphane Ruffier est toujours un joueur de l'ASSE, mais dans quelles conditions ? L'avocate du gardien des Verts est revenu sur le conflit qui oppose son client à l'AS Saint-Etienne depuis maintenant de longs mois et s'est exprimé sur l'arbitrage de la commission juridique de la Ligue dans l'affaire de la mise à l'écart de l'ancien numéro un.

L'ASSE, une prison pour Ruffier

C'est un nouvel épisode du feuilleton Stéphane Ruffier. Le gardien, qui a perdu sa place de numéro un en février, n'entre plus dans les plans de Claude Puel. La relation entre les deux hommes est au mieux froide, sinon inexistante. Depuis sa mise à l'écart cet été, Ruffier s'entraîne seul et a dénoncé cette situation par la voie de son avocate. Celle-ci a demandé l'arbitrage de la commission juridique de la Ligue pour son client qui dénonçait les raisons de cette mise à l'écart ainsi que la retenue sur salaire qui va avec. La commission a débouté Ruffier de sa demande tout en demandant à l'ASSE la réintégration du joueur. Ce que à quoi le club a répondu que Stéphane Ruffier n'avait pas été mis à l'écart depuis les six jours d'arrêt cet été. Mais l'avocate du joueur, Dorothée Bisaccia-Bernstein, n'est pas de cet avis.

Sur les ondes de France Bleu, Me Dorothée Bisaccia-Bernstein s'est évertuée à prouver que la situation de Stéphane Ruffier n'est pas normale. "Ruffier et le club sont liés par un contrat, le joueur veut exécuter son contrat normalement, mais l'AS Saint-Étienne estime n'avoir rien à se reprocher, a déclaré l'avocate. Contrairement à ce que la commission juridique a demandé, l'ASSE n'a pas réintégré Stéphane Ruffier. Il a reçu un message du club lui disant qu'il avait un entrainement individuel. Ses conditions d'entrainement depuis juillet sont constitutives d'une mise à l'écart : il s'entraine seul, il a fait seulement cinq entrainements avec le groupe depuis juillet et ça, c'est inacceptable par rapport à la Charte du football professionnel. Le club a tendance à se croire au-dessus des lois, l'ASSE se place au-dessus du joueur." Pour Me Bisaccia-Bernstein, l'ASSE a créé "un loft pour pousser Ruffier à la faute, le faire craquer pour rompre son contrat et se débarrasser d'un joueur jugé trop cher", qui ajoute que son client "se retrouve du jour au lendemain banni par le club".

"Ruffier, une haute opinion de lui-même"

Au terme de son plaidoyer, l'avocate de Stéphane Ruffier a assuré que le gardien voulait terminer son contrat à l'ASSE, dans le club qu'il aime et qui l'a vu se construire. Mais pour Daniel Riolo, consultant pour RMC, la mise à l'écart sportive du portier emblématique des Verts se comprend. " Il a fait de bonnes saisons, on ne peut pas le nier, a reconnu Riolo chez But!. Sur sa ligne, il a toujours été très bon. Mais ce n'est pas un gardien moderne : il ne sort pas de ses six mètres, il n'a pas de relance. Il ne s'inscrit pas dans le collectif et est très égoïste. Claude Puela constaté que ça ne pouvait pas durer comme ça. Il a voulu changer le visage de l'équipe et ça passait par un changement de gardien. Sportivement, ce changement se justifiait." Mais voilà, selon le consultant, ce retournement de situation est très mal passé dans le clan Ruffier.

Pour Riolo, "Stéphane Ruffier n'aurait pas accepté" d'être mis de côté sportivement. La raison ? "Il a une très haute opinion de lui-même mais pourtant, ça fait dix ans qu'il est à Saint-Etienne et il n'a jamais été sollicité, a lâché le consultant. J'en ai toujours pensé plus de mal que de bien. Je n'ai jamais été fan. Même à l'époque de Christophe Galtier quand il était au top de sa forme. Je le trouvais dans son monde. Il s'était créé une bulle avec son entraîneur. Il imposait de jouer bloc bas et on ne voyait que seule sa personne l'intéressait, ses statistiques." Avant de conclure sur Jessy Moulin, le successeur de Ruffier dans les buts de l'ASSE : "Ce n'est pas un crack mais lui, au moins, il est dans le collectif."





Par Matthieu

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