OL-OM : LFP, Vincent Labrune tape du poing sur la table

Vincent Labrune, président de la LFP furieux après OL-OM Publié par ALEXIS le 22 novembre 2021 à 21:55

La décision de la LFP sur le match OL-OM est tombée. Vincent Labrune estime qu’il faut passer à la vitesse supérieure dans les sanctions.

Labrune furieux après OL-OM, « il est temps de renverser la table »

Pour les incidents survenus lors de l’Olympico OL-OM, le club rhodanien a été sanctionné ce lundi « à titre conservatoire, d’un huis clos total du Groupama Stadium jusqu'au prononcé de la mesure définitive ». Une décision définitive attendue le 8 décembre prochain. Dans une interview dans L’Équipe, Vincent Labrune s'est dit « choqué et furieux » contre la violence dans les stades en Ligue 1. Il s'est réjoui en revanche de la réunion fixée à mardi matin avec le gouvernement. Une rencontre tant réclamée et finalement obtenue après les incidents au Groupama Stadium.

Selon lui, il faut en finir avec « cette violence urbaine qui s'est propagée dans nos stades ». Le patron de la Ligue de football professionnel est catégorique : « il est temps de renverser la table sur les questions de sécurité, ni plus ni moins ». « Ce n'est pas comme si la LFP n'avait pas anticipé ces sujets de troubles à l'ordre public dans les stades. […] Nous sommes rattrapés par un principe de réalité, car notre arsenal est réduit. À titre d'exemple : il aura fallu attendre les incidents d'hier (dimanche) pour que la réunion avec les ministres, que nous appelons de nos voeux depuis août, soit enfin organisée », a confié l’ancien président de l’Olympique de Marseille.

Le président de la LFP dit ses 4 vérités au gouvernement et aux clubs

Rappelons que le supporter de 32 ans, interpellé pour avoir jeté une bouteille d’eau sur la tête de Dimitri Payet lors du choc OL-OM, est en garde à vue. Vincent Labrune, lui veut des mesures plus corsées. « Il faut des interdictions de stade et que les parquets suivent les dépôts de plaintes… », a-t-il demandé. Dans ses propos confiés au quotidien sportif, le dirigeant du football professionnel dans l’hexagone n’épargne pas les clubs et le gouvernement.

« Nous voyons bien que le système d'organisation ''tripartite'' (clubs/ État/ LFP) qui prévaut actuellement ne fonctionne pas de manière optimale. Nous avons, d'une part, des clubs qui sont pleins de bonne volonté, mais qui n'arrivent pas à faire le ménage au sein de leurs supporters les plus violents. Et d'autre part, des pouvoirs publics qui sont - à juste titre - les décideurs finaux en termes d'ordre public, mais qui n'assument pas cette situation. Et au bout de la chaîne, la LFP, qui n'a comme seul pouvoir que d'être le ''juge'' sportif, et qui se retrouve à être le punching-ball du système », a-t-il martelé.






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