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L’avenir de Massimiliano Allegri à Naples se joue désormais à court terme. Battu 1-0 à Venise samedi, le Napoli enchaîne une cinquième défaite en neuf matchs officiels, et l’entraîneur italien aborde le match de mardi face à Bodø/Glimt avec une étiquette encombrante : celle d’un coach en sursis.
Allegri à Naples, un bilan qui pèse plus que l’affaire De Bruyne
La défaite au Penzo a de quoi inquiéter. Le Venezia, dernier de Serie A avant le coup d’envoi, n’avait encore rien gagné. Akor Adams a marqué à la 49e minute, sur une frappe déviée par Amir Rrahmani, et Kevin De Bruyne, laissé sur le banc au départ, a vu son penalty arrêté par Stankovic à la 68e. Naples reste bloqué à 10 points.
Le Belge cristallise pourtant l’attention depuis mardi. Contre Villarreal (3-1), en Ligue des champions, Allegri lui avait demandé à la pause de reculer d’un cran pour pousser Scott McTominay vers l’avant. L’échange au bord du terrain a été tendu. « On ne s’est pas compris », a reconnu le technicien, avant d’en rire après Venise : « Moi je parlais italien, lui anglais. » Giovanni Manna, le directeur sportif, a lui aussi défendu le joueur et jugé l’épisode exagéré.
À voirDani Olmo enfin buteur, le PSG et le Real Madrid prévenusRéduire la crise à un malentendu linguistique serait pratique. Les chiffres racontent autre chose. Zéro point en deux journées de Ligue des champions, après Arsenal (0-1) et Villarreal, trois revers en championnat et une attaque qui ne convertit pas ses occasions, ce qu’Allegri admet lui-même : « Depuis le début de la saison, on fait des erreurs, on est pénalisés et on n’arrive pas à marquer. »
Quel avenir pour Massimiliano Allegri après Bodø/Glimt ?
En Italie, le match de mardi est présenté comme décisif pour la suite de son aventure. Allegri, lui, assure ne pas avoir parlé à Aurelio De Laurentiis après Venise. « Je comprends l’humeur, mais il n’y a qu’à travailler », a-t-il glissé, en rappelant que « l’effectif, c’est celui-là ».
Cette phrase n’a rien d’anodin. Elle renvoie la responsabilité vers le recrutement, dans un club où le président n’a jamais hésité à trancher vite. En 2023-2024, De Laurentiis avait usé trois entraîneurs en une saison, Rudi Garcia, Walter Mazzarri puis Francesco Calzona. Ce précédent plane sur Allegri à Naples, lui dont l’équipe savait encore gagner en août, comme lors de son succès arraché au Genoa grâce aux remplaçants.
Le cas De Bruyne ajoute une couche. Le Belge s’était déjà accroché avec Antonio Conte, et le voilà en froid apparent avec son successeur. Si l’histoire d’Allegri à Naples s’arrête là, le vestiaire napolitain aura vu un joueur de 35 ans sortir indemne de deux conflits avec deux techniciens. Le signal serait lourd pour le prochain.
À voirFC Nantes : Fabien Centonze rationné, le côté droit vacilleUne victoire contre Bodø/Glimt ne réglerait rien sur le fond. Une défaite, en revanche, laisserait Naples avec zéro point après trois journées européennes et ouvrirait la porte à un changement de banc avant le rendez-vous contre la Lazio, le 8 novembre. Le séjour d’Allegri à Naples tiendrait alors à quelques jours.
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