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Fragilisé par un mois de janvier chaotique, l’OM traverse une zone de turbulences rarement atteinte ces dernières saisons. En coulisses à Marseille, les langues se délient et dessinent le portrait d’un vestiaire touché en plein cœur.
OM : Un climat délétère laissé par Roberto De Zerbi
Le départ de Roberto De Zerbi n’a pas seulement marqué la fin d’un cycle sportif. Il a surtout mis en lumière un malaise profond. Les résultats en berne n’étaient que la partie visible de l’iceberg. En interne, la communication s’était effritée, la confiance aussi. Jean-Charles de Bono n’a pas manié la langue de bois au moment d’en parler. « Beaucoup de joueurs n’étaient plus derrière De Zerbi car ils étaient traumatisés », a révélé l’ancien joueur marseillais sur la chaîne YouTube de Football Club de Marseille.
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À voirASSE : Saint-Etienne prêt à frapper un gros coup !Le mot est fort. Traumatisés. Dans un club où la pression populaire agit comme un douzième homme permanent, la moindre fissure mentale devient un gouffre. Et selon l’ancien Olympien, certains joueurs auraient été « jetés en pâture » en conférence de presse. À Marseille, on pardonne tout… sauf l’humiliation.
Habib Beye, le pari de la reconstruction mentale
Désormais, c’est Habib Beye qui hérite du chantier. Un défi sportif, certes. Mais surtout psychologique. « Beye doit donner de la joie à ses joueurs. Un joueur sans joie, s’il vient à l’entraînement le matin et qu’il n’est pas joyeux, tu ne tireras jamais la qualité maximum du joueur », insiste de Bono. Le nouveau coach est attendu comme un réparateur d’âmes.
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« Habib Beye a un discours différent, il a la psychologie », assure encore l’ancien défenseur. Rendre le sourire avant de réclamer des sprints, réinstaurer la confiance avant de parler pressing : voilà la feuille de route. Beye « prend un vrai risque en venant à l’OM », prévient de Bono, « mais il en est conscient ». À Marseille, le mental fait souvent la différence entre les héros et les hommes ordinaires.
Un vestiaire à reconquérir pour sauver la saison
Le défi dépasse la simple tactique. Il s’agit de réapprendre à jouer libéré sous le maillot blanc. De réconcilier talent et sérénité. Car un groupe qui doute ne renverse personne, surtout pas au Vélodrome. Si Beye parvient à transformer ce vestiaire meurtri en collectif conquérant, le club phocéen pourra encore rêver. Sinon, la saison risque de s’étirer comme un long soupir. À Marseille, plus qu’ailleurs, la psychologie n’est pas un détail : c’est une urgence.
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