ASSE : Bernard Caiazzo fait un constat très alarmant !

Bernard Caïazzo (à droite), président de l'ASSE et du syndicat Première Ligue. Publié le 16 décembre 2020 à 10:00

Président de l'ASSE et du syndicat Première Ligue, Bernard Caïazzo a peint un tableau très sombre du football français et mondial dans Le Figaro. Cela, à cause de la crise sportive et économique créée par la pandémie de la Covid-19.

ASSE : Caïazzo, « nous sommes dans une situation d’extrême gravité »

Neuf mois après l’arrêt brutal de la saison 2019-2020 en raison du coronavirus, le président du conseil de surveillance de l'ASSE fait un constat inquiétant. Malgré la reprise du championnat 2020-2021 en août, Bernard Caïazzo note que le football français est au creux de la vague financièrement, à l’instar du football européen, voire mondial. Il parle même de catastrophe au niveau des clubs professionnels. « L’Europe du foot prend la covid-19 et ses impacts en pleine face, quand nous, en France, on nous a ajouté l’arrêt du championnat la saison dernière, et du diffuseur principal (Mediapro). Nous sommes dans une situation d’extrême gravité, c’est une évidence », a constaté le dirigeant de l’AS Saint-Étienne.

« Tous les clubs italiens, anglais ou espagnols peinent énormément financièrement à des degrés divers avec des comptes dans le rouge. Avec plus de 90 % des clubs européens en déficit, il est important de prendre un peu de distance et d’éviter les conclusions hâtives », a indiqué Bernard Caïazzo. Depuis le début de la nouvelle saison, les championnats se jouent sans spectateurs. Et cela représente d’énormes pertes financières pour les clubs professionnels. « Le football sans spectateur, c’est comme aller en vacances avec quinze jours de pluie », a caricaturé le dirigeant de l'ASSE pour montrer à quel point les clubs sont dans le dur.

Bernard Caïazzo propose « un plan Marshall du football »

En conclusion, le co-propriétaire de l'ASSE a proposé « un plan Marshall du foot en changeant certaines lois sur la durée des droits TV, les appels d’offres ». Et selon lui, les autorités doivent aider le monde du foot à s’en sortir. « L’argent ne fait pas tout. Le devoir d’un gouvernement, c’est aussi d’être capable de modifier son arsenal législatif pour aider un secteur en difficulté. Par exemple, mettre une loi contre le piratage qui soit plus sécurisante pour les diffuseurs. C’est le cumul des problèmes qui peut tuer notre football professionnel français », a recommandé Bernard Caïazzo.





Par ALEXIS