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Dévoré par les blessures et privé de ses trois avant-centres, Eirik Horneland se retrouve contraint d’imaginer une attaque… sans attaquant pour l’ASSE. Mais derrière le bricolage apparent, le Norvégien semble cacher une stratégie bien plus fine et préparée qu’il n’y paraît. À l’approche du mercato, ses choix en disent long sur ses intentions.
ASSE : Un secteur offensif décimé, un Horneland sous pression
L’ASSE avance vers son match de Coupe de France contre Écotay-Moingt avec une ligne d’attaque réduite à néant. Pas un numéro 9 disponible, pas même une solution de secours vraiment opérationnelle. Lucas Stassin en convalescence mystérieuse après un souci au mollet, Duffus coincé aux ischios, N’Guessan touché lui aussi… Horneland a de quoi grimacer.
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Pourtant, le Norvégien ne panique pas. Derrière ce visage calme, presque flegmatique, se dessine un plan moins improvisé qu’on pourrait le croire. Le coach sait qu’il doit tenir jusqu’à janvier, coûte que coûte, quitte à réinventer son animation offensive. L’objectif : survivre sportivement avant de réarmer lors du mercato.
Boakye, Cardona, El Jamali : les faux 9 prennent le pouvoir
Le premier levier du « plan Horneland », c’est le repositionnement forcé, mais assumé, des profils offensifs. Augustine Boakye, d’abord, s’est révélé dans un rôle hybride où sa mobilité et ses décrochages dynamitent les blocs bas. Le technicien l’a utilisé avec finesse face à Quetigny et Nancy, avec l’idée de bâtir une attaque plus fluide qu’artificielle.
À voirOM : Un renfort de taille débarque pour Roberto De ZerbiÀ ses côtés, Irvin Cardona, homme en forme du moment, porte l’équipe sur ses épaules. Le Maltais n’est pas un avant-centre naturel, mais sa confiance actuelle pousse Horneland à envisager l’impensable : le voir évoluer plein axe. Le risque existe, certes, mais l’entraîneur sait qu’un joueur en feu peut transcender les systèmes.
La carte El Jamali, le pari maison
Derrière ce duo, une autre piste intrigue : Nadir El Jamali. Le jeune international U19, déjà utilisé à plusieurs reprises, pourrait être la pièce surprise du dispositif. Sa technique et sa faculté à jouer entre les lignes donnent une alternative intéressante à Boakye, avec un style plus posé, plus subtil dans les espaces courts.
En misant sur ce jeune formé à L’Étrat, Horneland envoie aussi un signal fort à son vestiaire et à son club : le futur se construit maintenant. Et parfois, les crises révèlent ceux qui n’auraient peut-être jamais eu leur chance autrement.
Une attaque provisoire… mais une stratégie durable
Dans cette période où il doit improviser, Horneland affine aussi les contours de ce qu’il demandera en janvier : un avant-centre structurant, capable de libérer les créatifs autour. Le bricolage actuel n’est donc qu’un laboratoire grandeur nature, un révélateur des compatibilités et des idées à conserver.
Avant la trêve, Dunkerque et Bastia seront deux tests majeurs. Si les Verts décrochent des points malgré l’absence de leurs trois artilleurs, le plan secret du Norvégien prendra alors des allures de coup de maître.
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