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Habib Beye est sans doute l’homme le plus heureux du moment. Le Stade Rennais s’est offert une victoire courte mais capitale face à Metz vendredi, ce qui confirme un regain de solidité et d’ambition des Bretons. Beye, lui, savoure, mais rappelle que rien n’est acquis dans une Ligue 1 aussi exigeante qu’imprévisible.
Stade Rennais : Habib Beye savoure le succès face à Metz
Le Stade Rennais a beau s’être imposé 1-0 grâce à un éclair de Valentin Rongier, Habib Beye n’a pas cherché à enjoliver la réalité. « Je suis pleinement satisfait car difficile de gagner un match de Ligue 1 », a-t-il soufflé après la rencontre, conscient du caractère fragile d’un succès obtenu au prix d’une première demi-heure convaincante avant un net recul. Le technicien admet sans détour que ses joueurs « ont perdu un peu le fil » après leurs 25 minutes initiales de haute intensité.
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À voirPSG : Révélation choc sur Achraf Hakimi !Beye avait pourtant prévenu ses hommes : Metz serait un piège. « J’avais dit à mes garçons que ce match serait dur. (…) Ils nous ont mis plus de pression, on a perdu un peu en personnalité », analyse le coach, lucide sur les limites techniques de son équipe à partir du moment où elle n’a plus su garder le contrôle du ballon. Pour autant, Rennes a tenu, avec courage, discipline et un soupçon de fébrilité assumée.
La défense en patron, l’équipe récompensée
Si le deuxième but aurait « libéré » tout le Roazhon Park, le Stade Rennais s’est contenté de défendre son avantage avec une abnégation que Habib Beye s’est empressé de souligner. « Il a fallu qu’on soit solides, beaucoup d’abnégation défensive », explique-t-il, satisfait de n’avoir concédé que « des frappes de loin » malgré la poussée messine. Avec ce succès, Rennes grimpe à la quatrième place, un classement que le coach juge « le plus important ».
Mais le Sénégalais refuse de tirer la couverture vers quelques individualités. Jacquet, Aït Boudlal, Brassier, Franky, Al-Tamari… les louanges sont collectives. « Je veux mettre en avant ce qu’on a fait collectivement », insiste-t-il, comme pour mieux ancrer une dynamique encore fragile mais porteuse d’espoir.
Un effectif restreint, une confiance totale
Interrogé sur la fraîcheur offensive, Beye assume un groupe limité : « On n’est que 19 joueurs, on savait qu’on n’aurait pas de postes doublés sur les attaquants. » Une situation qui pousse le club à intégrer précocement des talents nés en 2008, preuve que Rennes regarde aussi vers l’avenir. Malgré quelques connexions encore hésitantes entre Breel et Lepaul, le coach salue leur implication : « Individuellement je suis très satisfait. »
Surtout, l’ancien de Red Star revendique une philosophie claire : protéger son groupe. « Dur d’entraîner Rennes ? Non, immense privilège. (…) Mon objectif c’est d’enlever la pression à mon groupe », explique-t-il avec une sincérité qui transpire la gestion humaine. Avant de conclure, sourire en coin : « Il faut se dire que tout va vite dans le football… aujourd’hui je suis très content. »
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