ASSE : Il s’en va et révèle pourquoi il a tourné dos à Saint-Étienne

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Formé à l’ASSE, adulé puis sifflé, Bafétimi Gomis a longtemps porté en lui cette histoire sensible entre deux rives ennemies. Des années plus tard, l’ancien Vert assume, explique et éclaire un choix qui continue de faire parler.

ASSE : Bafétimi Gomis, un enfant de L’Étrat forgé par les valeurs stéphanoises

Arriver à 14 ans au centre de formation de l’ASSE, c’est entrer dans une famille avant d’entrer dans un club. Gomis s’en souvient avec émotion : « Quand tu arrives à 14 ans à Saint-Étienne, on était à L’Étrat, à l’époque c’était neuf, c’était magnifique pour un enfant qui a grandi dans les quartiers ». L’AS Saint-Etienne, pour lui, n’était pas une promesse de gloire mais une promesse d’éducation.

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Le discours du club marquera durablement l’homme : « On ne peut pas vous promettre que ça va devenir un professionnel, mais on peut vous promettre que ça va devenir un homme avec des valeurs », s’en souvient-il au micro de Addict O Foot sur YouTube. Entraide, solidarité, chaleur humaine : Gomis parle de Saint-Étienne comme d’un creuset moral, parfois rugueux, mais profondément sincère.

Pourquoi Lyon ? Le choix de la vie avant celui du derby

Longtemps mal comprise, sa célébration de la panthère était tout sauf un affront. « Il y avait l’envie de rendre un clin d’œil appuyé à Salif Keita, une légende du football africain », explique-t-il. Plus qu’un geste, un symbole. Gomis rappelle aussi que l’emblème historique de l’ASSE était la panthère. Un rappel culturel, presque patrimonial, loin des raccourcis faciles.

La rupture, Gomis la raconte sans détour : « Saint-Étienne, c’est une ville minière… Lyon, c’est une belle ville. J’ai grandi à Saint-Étienne, mais je suis devenu un homme à Lyon ». Une phrase forte, presque définitive, qui dit tout du chemin parcouru. La famille, les repères, la stabilité : « J’ai eu un enfant à Lyon, j’ai voulu construire ma vie de famille ici », ajoute-t-il. Derrière le transfert, il y a un homme qui choisit son quotidien autant que son ambition.

L’ambition d’un vestiaire champion et l’exigence comme moteur

Sportivement, le pas était immense. « Passer de Saint-Étienne à Lyon ? C’est l’ambition », assume Gomis. À l’époque, l’OL domine tout, enchaîne les titres, respire la Ligue des champions. « Lyon représentait le plus grand club français, l’équivalent du PSG aujourd’hui », clarifie l’ancien international français.

Mais le prix à payer est lourd : « Quand tu viens de Saint-Étienne, on est moins patient avec toi ». Cette dureté, Gomis l’a transformée en carburant. Résultat : régularité, efficacité, et une adoption progressive. « Aujourd’hui, si je vis à Lyon, c’est qu’ils m’ont définitivement adopté », témoigne l’ancien footballeur. Comme quoi, même les plus grandes rivalités peuvent finir par s’incliner devant la constance.

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