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Les chiffres sont là : l’ASSE court, sprinte et presse plus que beaucoup de ses concurrents. Pourtant, le classement ne reflète pas cette énergie, ce qui pose une question cruciale pour Horneland.
ASSE : Une base athlétique solide… mais sous-exploitée
À mi-saison, les données publiées par la Ligue 2 BKT offrent un constat surprenant : Saint-Étienne figure parmi les équipes les plus actives physiquement. Courses à haute intensité, sprints répétés, engagement constant… les Verts ne ménagent pas leurs efforts. Avec 6,6 km de courses intenses par match et 141 sprints cumulés, le club se place dans le top 5 du championnat. Ces chiffres montrent que les joueurs répondent aux exigences du coach Eirik Horneland, pour qui intensité et volume sont des priorités.
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À voirMercato PSG : Marquinhos à Paris, c’est fini ? Son entourage balance toutPourtant, cette assiduité sur le terrain ne se traduit pas dans le classement. Malgré leur activité, les Stéphanois peinent à concrétiser leurs efforts. Loin d’être une équipe qui manque d’engagement, le groupe démontre qu’il peut courir, presser et se projeter. Le paradoxe est clair : courir beaucoup ne suffit pas si l’énergie déployée n’est pas transformée en efficacité offensive et collective.
Courir pour quoi faire ?
Les statistiques athlétiques révèlent une limite majeure : le volume d’efforts ne garantit pas la maîtrise des matchs ni la production de buts. Saint-Étienne court, mais court parfois… dans le vide. Avec seulement 110,7 km parcourus au total (13ᵉ rang), les Verts savent également s’économiser, laissant souvent l’adversaire travailler davantage pour récupérer le ballon. Cette économie physique témoigne d’une maîtrise technique, mais elle ne compense pas le manque de tranchant dans les zones décisives.
Horneland peut imposer “Go, go, go” autant qu’il le souhaite, mais sans justesse technique et choix tactiques efficaces après l’effort, l’équipe peine à convertir sa domination physique en occasions nettes et en buts. Dans un championnat aussi serré que la Ligue 2, ces détails font la différence et expliquent pourquoi des équipes moins actives physiquement réussissent parfois mieux à transformer leur temps fort en points.
Réécrire le débat autour de l’ASSE
L’analyse de la Ligue 2 met en lumière une vérité simple : le problème stéphanois n’est pas dans l’intensité ou la préparation, mais dans l’exploitation de cette base. Saint-Etienne dispose d’un socle athlétique solide, conforme aux standards du championnat, mais le vrai défi reste de courir… intelligemment.
À l’approche de la seconde partie de saison, Horneland et son staff ont un objectif clair : transformer cette énergie en efficacité concrète. La vitesse et l’engagement sont là, maintenant il faut que le jeu suive. Car courir beaucoup, c’est bien ; courir mieux, c’est indispensable pour retrouver le sommet du classement.
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