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Longtemps campé sur ses principes à l’ASSE, Eirik Horneland a fini par entendre les murmures, puis les critiques, de son vestiaire. À Saint-Étienne, le technicien norvégien a engagé une mue tactique majeure, porteuse d’espoirs pour une équipe en quête de renaissance.
ASSE : Horneland face au miroir de la Ligue 2
Il aura fallu du temps, beaucoup de patience et quelques revers cuisants pour que Eirik Horneland accepte de regarder son équipe autrement que par le prisme de ses convictions. À Saint-Étienne, le Norvégien s’était installé avec une idée fixe : imposer son jeu, coûte que coûte. Une philosophie louable, presque romantique, mais souvent déconnectée des réalités rugueuses de la Ligue 2.
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À voirMercato PSG : Un départ surprise à 20M€ au Paris SGLes joueurs, eux, n’en pouvaient plus. Préparer chaque match sans tenir compte de l’adversaire relevait, selon eux, de l’aveuglement tactique. Le message est enfin passé. Conscient des limites de son entêtement, Horneland a entamé une remise en question profonde, salutaire pour un club englué dans le ventre mou du championnat et déjà distancé par Troyes.
Une méthode de travail entièrement revisitée
C’est là que débute la révolution verte. Désormais, chaque semaine est rythmée par une analyse détaillée de l’opposition à venir. Fini le dogmatisme, place à l’adaptation. Un virage à 180 degrés pour un entraîneur longtemps critiqué pour son inflexibilité, notamment après la défaite face au Red Star, symbole d’une ASSE mal préparée et tactiquement exposée.
L’exemple du Mans est révélateur. Pour la première fois, Horneland a organisé une opposition interne où les remplaçants reproduisaient fidèlement le système adverse. Une innovation simple, presque évidente, mais jusque-là absente du logiciel stéphanois. Résultat : un nul solide (0-0) et, surtout, une équipe mieux armée mentalement et collectivement.
Un vestiaire rassuré, un avenir à écrire
Au centre Robert-Herbin, les sourires sont revenus. Les joueurs se sentent écoutés, considérés, impliqués dans un projet plus cohérent. Cette nouvelle approche redonne du crédit à Horneland, dont l’avenir sur le banc semblait sérieusement menacé il y a encore quelques semaines.
Reste désormais à transformer l’essai sur la durée. Car si la méthode a changé, le classement, lui, ne pardonne pas. À Sainté, on espère que cette révolution tactique tardive sera le déclic tant attendu. En Ligue 2, l’adaptation n’est pas une option : c’est une condition de survie.
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