Afficher l’index Masquer l’index
Alors que le mercato hivernal bat son plein, l’ASSE avance à pas comptés. Derrière cette apparente inertie, une réalité réglementaire pèse lourdement sur les ambitions des Verts.
Mercato ASSE : Un plafond réglementaire qui paralyse les ambitions
L’impatience gronde dans le Chaudron. À l’heure où les concurrents directs ajustent leurs effectifs, l’ASSE donne le sentiment de temporiser. Non par manque de moyens, ni par absence de travail en coulisses, mais parce qu’une contrainte bien connue freine les élans de Kilmer Sports : le quota de joueurs extra-communautaires, déjà atteint.
Lire aussi : Mercato ASSE : Le pari audacieux de Saint-Étienne et Horneland !
En Ligue 2, la règle est stricte, presque inflexible. Deux joueurs non communautaires, pas un de plus. Avec Ben Old et Mahmoud Jaber, les Verts ont rempli leur quota. Résultat : toute piste menant à un troisième profil hors Union européenne est immédiatement écartée. Une épée de Damoclès administrative, frustrante pour les supporters, mais incontournable pour les dirigeants.
Un problème ancien, un souvenir encore brûlant
Ce verrou n’a rien de nouveau à Saint-Étienne. L’été dernier déjà, il avait retardé l’officialisation de Joshua Duffus. Arrivé très tôt dans le Forez, l’attaquant anglais avait dû patienter jusqu’à l’obtention d’un passeport jamaïcain pour enfin parapher son contrat. Une situation ubuesque, symptomatique d’un cadre réglementaire parfois déconnecté du terrain.
À voirMercato : Le PSG tente un coup osé en silence !Ce précédent a laissé des traces. Il rappelle que, malgré une trésorerie solide et une volonté affirmée d’investir, l’ASSE ne peut pas toujours transformer ses intentions en signatures. Même avec les poches pleines, le marché impose ses limites, et la patience devient une vertu forcée.
Une cellule moderne face à un règlement rigide
Depuis l’arrivée de Kilmer Sports, le recrutement s’est métamorphosé. Data, scouting international, profils ciblés : l’ASSE explore désormais des championnats moins exposés, à l’image de la venue de Ben Old depuis Wellington Phoenix. Une stratégie audacieuse, moderne, presque visionnaire.
Mais la LFP, elle, reste sourde à l’innovation. Le règlement ne laisse aucune marge : pas de troisième extra-communautaire cet hiver. Certaines pistes séduisantes sont donc abandonnées avant même d’être étudiées en profondeur. Un paradoxe cruel pour un club en pleine restructuration sportive.
Ben Old, le domino qui peut tout faire basculer
Reste une variable d’ajustement : Ben Old. Le Néo-Zélandais occupe une place précieuse dans ce quota restreint. Or, son rendement, jugé mitigé, interroge. Ailier ou latéral, l’impact attendu n’est pas encore au rendez-vous, et la question d’un départ ressurgit. Libérer cette place offrirait une bouffée d’oxygène au mercato stéphanois.
L’été dernier déjà, l’AS Saint-Etienne n’avait pas fermé la porte à un transfert. Si les Verts veulent réellement bouger cet hiver, il faudra peut-être accepter de sacrifier une pièce pour en repositionner une autre. Cruel, mais parfois nécessaire dans le grand jeu du mercato.
Lire aussi sur l’ASSE :
Reims-ASSE : Un spectacle jamais vu vous attend !
À voirMercato : L’OM frappe fort et s’offre un très bon joueur !Coup de théâtre à l’ASSE : Lucas Stassin fait une promesse !


