Afficher l’index Masquer l’index
L’OM s’est fait éliminer dès la phase de poules de la Ligue des champions, plongeant les supporters dans la stupeur. Christophe Dugarry désigne Roberto De Zerbi comme le principal responsable de ce fiasco.
Bruges, la douche froide de l’OM
Mercredi soir, le club phocéen a sombré à Bruges, en encaissant trois buts en 90 minutes et en mettant un terme prématuré à ses ambitions européennes. Une défaite cruelle, tant par l’ampleur que par la rapidité du naufrage : l’OM était mené 2-0 dès la 11ᵉ minute, sans intensité ni repères. Les supporters n’avaient plus qu’à subir le spectacle, impuissants, tandis que les joueurs semblaient spectateurs de leur propre match.
Lire aussi : Séisme à l’OM : De Zerbi a demandé à partir !
Au lendemain de ce revers, Christophe Dugarry, champion du monde 1998 et ancien Marseillais, n’a pas mâché ses mots. « Il n’y a chez lui aucune remise en question », a-t-il déclaré dans une interview au Parisien, pointant du doigt De Zerbi, qu’il juge incapable d’instaurer une continuité et de créer des automatismes. Selon lui, ce naufrage était prévisible : « Les joueurs éprouvent, je l’espère, de la honte. Quand tu as ce sentiment au plus profond de toi et que tu te prépares à affronter le regard du Vélodrome, ça doit te permettre de réagir. »
De Zerbi sous le feu des critiques
Pour Dugarry, l’entraîneur italien porte une large part de responsabilité dans ce fiasco. « Le rôle d’un coach est d’amener une vision à ses joueurs, et ces derniers doivent y adhérer. Quand tu les trimbales à droite, à gauche, tu les perds », explique le consultant RMC Sport. Il insiste sur la nécessité de continuité et d’automatismes, éléments fondamentaux que De Zerbi n’aurait pas su instaurer.
À voirMercato ASSE : A peine arrivée, une recrue offensive s’en va déjàLire aussi : OM : Un scandale éclate après l’élimination en LDC !
Le champion du monde ne cache pas sa frustration face à l’attitude du technicien italien. « Quand je l’entends en conférence de presse, je le trouve catastrophique. C’est toujours la faute des autres. Jamais la sienne. Une fois c’était celle de Greenwood, puis de Pavard face à Liverpool. » Pour Dugarry, la répétition de ces maux sur 18 mois démontre un plafond de verre inquiétant pour le club olympien.
Les joueurs perdus, mais pas innocents
Si De Zerbi est épinglé, les joueurs n’en sortent pas non plus blanchis. Selon Dugarry, ils ont été « perdus, absents à tous les niveaux. Tactiques, techniques. Il y avait des boulevards. » L’absence de repères et de communication a amplifié le désastre. Le constat est sans appel : un entraîneur doit guider, structurer et responsabiliser son effectif, et ce n’est pas ce qui s’est passé à Bruges.
Ce constat sévère pose une question cruciale pour l’avenir de l’OM : comment redonner confiance à un groupe en panne de repères et à un entraîneur sur la sellette ? L’Europe s’éloigne, mais le Vélodrome, lui, n’oubliera pas ce fiasco. Marseille doit réagir vite, car la patience des supporters olympiens n’est pas infinie.
Lire aussi sur l’OM :
Crise à l’OM : Rupture actée entre De Zerbi et son groupe ?
À voirPSG : Une clause secrète pour le départ de Luis Enrique !

