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Moqué, incompris, puis effacé des mémoires du PSG, Everton Santos a longtemps incarné l’erreur de casting parfaite du Paris SG d’avant le Qatar. Dix-sept ans plus tard, l’ancien ailier brésilien brise le silence et livre une confession aussi lucide que poignante.
Un PSG en survie, loin des paillettes actuelles
Avant l’ère QSI, le Paris Saint-Germain avançait à tâtons, souvent plus préoccupé par son maintien que par ses rêves de grandeur. En janvier 2008, douzième de Ligue 1, le club tente un pari exotique en recrutant deux Brésiliens inconnus : Williamis Souza et Everton Santos. Deux noms sortis de nulle part, deux espoirs modestes pour un club alors en quête d’oxygène.
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Si Souza s’intègre tant bien que mal, Everton Santos, lui, va rapidement sombrer. À 21 ans, le jeune ailier débarque en France sans repères, sans langue, sans filet. Et surtout avec une phrase de trop : « j’ai le même style de jeu que Robinho. Au Brésil, on me compare à lui ». Une comparaison mal interprétée, qui deviendra un fardeau impossible à porter.
“Jean-Claude Robignaud”, ou la cruauté du vestiaire
La suite relève presque de la caricature. Moqué à l’entraînement, rebaptisé “Jean-Claude Robignaud”, Everton devient un symbole de dérision. Sylvain Armand se souviendra plus tard : « Après le premier entraînement, on s’est dit : merde, on ne doit pas parler du même Robinho », avait-il déclaré en 2013 au JDD. Le ton est donné.
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Sur le terrain, le Brésilien ne jouera que trois matches, pour 106 minutes faméliques. Prêts à répétition, solitude, puis sortie par la petite porte en 2011. Une trajectoire brisée, que même le club reconnaîtra comme une faute. Alain Roche, l’actuel consultant de Canal+, admettra en 2017 sur le plateau du Canal Football Club : « C’était dans la panique totale que la décision a été prise. Je pense que tout le monde la regrette ».
Le mea culpa d’un joueur trop jeune, trop seul
Aujourd’hui, à 39 ans, Everton Santos assume, mais n’oublie pas. « C’était une énorme erreur », confie-t-il, avant de préciser : « Je parlais de style, pas de niveau. Robinho était déjà un phénomène ». Surtout, il évoque un climat pesant : « Il y avait des joueurs méfiants, qui ne se donnaient pas la peine d’aider », a-t-il avoué dans une interview au Parisien.
Soutenu par Pauleta, Yepes ou Camara, il estime néanmoins que le club a manqué de tact. « Un club qui recrute un joueur de 21 ans doit être plus prudent », tranche-t-il, citant Moscardo, Vitor Roque ou Endrick comme exemples modernes. Amer, mais digne, Everton conclut pourtant sans rancœur : il aurait refait le même choix. Comme un dernier amour impossible avec Paris.
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