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L’OM, en quête d’un second souffle après une semaine chaotique, a décidé de miser sur Habib Beye. Un choix audacieux, presque romantique, qui fracture déjà les supporters entre espoir brûlant et scepticisme glacial.
OM : Un électrochoc nommé Habib Beye
À Marseille, le temps ne cicatrise pas, il accélère. Après le départ de Roberto De Zerbi et des remous en coulisses, l’OM a tranché : confier son banc à Habib Beye. L’ancien défenseur, figure respectée du vestiaire entre 2003 et 2007, hérite d’une équipe en panne, engluée dans une série de trois matches sans victoire en Ligue 1 avant un déplacement périlleux à Brest.
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À voirOL : Deux renforts majeurs à Lyon pour le sprint finalLe choix surprend, interroge, parfois inquiète. Son expérience d’entraîneur reste limitée et son passage au Stade Rennais n’a pas laissé un souvenir impérissable. Mais à Marseille, l’histoire compte autant que le CV. Le club phocéen parie sur l’ADN, sur la connaissance du contexte, sur cette fibre olympienne qui ne s’apprend pas dans les manuels.
Une comparaison qui enflamme le débat
Pour certains observateurs, ce pari n’est pas insensé. Laurent Spinosi, ancien entraîneur des gardiens marseillais, ose même un parallèle avec le Real Madrid : « Le Real a mis un novice et ancien joueur du club qui réussit son pari. Par son vécu, son intelligence et son potentiel, c’est le moment de se lancer et je pense qu’il a les épaules », estime-t-il.
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« Je pense qu’il peut amener le club à ses objectifs sur la fin de saison. S’il réussit, à la fin de l’année tout le monde dira bravo », a-t-il ajouté. La comparaison est audacieuse, presque téméraire. Car à l’OM, l’impatience est une seconde nature. Le Vélodrome ne laisse que peu de place à l’apprentissage. Ici, on gagne vite ou l’on doute longtemps.
L’héritage Diouf, boussole dans la tempête
Habib Beye, lui, ne fuit pas la pression. En conférence de presse, il a convoqué la mémoire de Pape Diouf : « Je me souviens de quelqu’un qui m’est très cher (…) Pape Diouf (…) Il m’a toujours dit : “Tu sais Habib, quand le feu brûle à Marseille, parfois, il faut le laisser brûler parce qu’il s’éteint tout seul.” » À défaut d’éteindre l’incendie d’un claquement de doigts, Beye devra canaliser les flammes. À Marseille, le feu peut consumer. Mais bien maîtrisé, il éclaire aussi les grandes épopées.
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