L’arbitrage responsable de la décadence de la Süper Lig ?

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Entre coups de sifflet étranges, confrontations et polémiques, le championnat turc est dans la tourmente depuis plusieurs années et tout le monde semble avoir trouvé les responsables de ces actes : le corps arbitral. Mais alors, pour quelles raisons ceux chargés de faire la loi sur le terrain sont-ils ainsi pris à partie ?

Süper Lig : Un temps de jeu en baisse

Depuis plusieurs années, le football turc connaît une vraie descente aux enfers sur un point principal du jeu : l’arbitrage. Depuis la retraite d’arbitres tels que Cuneyt Cakir ou encore Firat Aydinus, on ne ressent plus cette autorité chez ceux de la nouvelle génération comme Cihan Aydin et Yasin Kol.

En comparaison aux grands championnats tels que la Ligue 1 ou encore la Premier League, la ligue tombe en déclin. En cinq années, le temps de jeu d’un match est passé de 53 minutes effectives à moins de 50 minutes, montrant encore une fois le souci principal : les décisions arbitrales.

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Cette baisse de temps de jeu significative vient du fait que les interventions VAR à chaque situation litigieuse hachent le jeu, cassent le rythme, ainsi que les contestations permanentes de plusieurs joueurs. L’exemple le plus récent étant Ederson lors du derby contre Galatasaray, ayant protesté contre l’arbitre Yasin Kol pendant cinq minutes.


Et c’est de là que tout commence. Tout le monde veut avoir son mot à dire et les arbitres se retrouvent dépassés et perdent le contrôle de la rencontre. Tout cela amène à la création de polémiques qui ternissent l’image de la Süper Lig, et qui auraient pu être évitées.

Une histoire de paris sportifs


La polémique la plus récente, et qui a bousculé tout le championnat en début de saison, est sur les paris sportifs. On apprenait de la part du président de la Fédération turque de football que près de 571 arbitres professionnels et assistants auraient des comptes sur des sites de paris sportifs. Quand on connaît déjà les accusations de tricherie sur certains clubs dans le pays, cette polémique n’a fait qu’empirer ce sentiment de non-confiance et de méfiance envers le corps arbitral.

Dès la sortie des chiffres, on remarque des choses lunaires : un arbitre professionnel aurait parié à lui seul plus de 18 000 fois, certains auraient dépassé les 10 000 mises et d’autres pas plus de 1 000. Cette affaire a également conduit à l’arrestation de certains joueurs, comme Metehan Baltaci, défenseur de Galatasaray, et Mert Hakan Yandaş, milieu du Fener. C’est encore pire quand on apprend que Zorbay Küçük, un des grands arbitres de la ligue, mais également de la FIFA, est dans ces accusations.

Un scandale nécessaire ?

Ce scandale ayant résonné à l’international, la fédération prit une décision radicale : suspension de 149 arbitres et assistants, sur des périodes de huit à douze mois. Tout cela avait encore permis de relancer ce fameux débat sur la corruption des grands clubs dans le championnat et du favoritisme qu’ils subissent contre les clubs d’Anatolie.

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Depuis, le championnat a retrouvé une once de tranquillité, mais la confiance envers les arbitres n’est toujours pas revenue. Beaucoup cherchent encore à trouver les vrais responsables de ces polémiques, d’autres ont accepté leur sort et sont en attente de jugement. La seule finalité est que le championnat en ressorte grandi. Sinon, le championnat turc risque de vivre ses pires saisons.


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