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L’OM avance avec ses passions, ses excès et ses espoirs démesurés. Mais derrière chaque occasion manquée, un mal plus profond semble ronger le club phocéen. De l’extérieur, Marseille paraît armé. De l’intérieur, selon Mathieu Valbuena, Marseille se bat surtout contre lui-même.
OM : Une pression médiatique qui étouffe les ambitions
Depuis 2012, l’OM traverse les saisons sans soulever le moindre trophée. Chaque année, pourtant, la promesse renaît. Chaque automne, l’espoir s’emballe. Et chaque printemps, la chute est brutale. Pour Mathieu Valbuena, ce cycle infernal n’a rien d’un hasard. L’ancien meneur marseillais désigne un poison bien identifié : la pression, omniprésente, souvent excessive.
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À voirCoupe de France : L’OL tombe sur le RC Lens en quartsSur RMC, Valbuena n’a pas esquivé le débat. « Il faut pointer du doigt les journalistes. Quand j’entends dire que l’OM peut jouer le titre en novembre ou décembre… il faut les laisser tranquille », tranche-t-il. À Marseille, le moindre bon enchaînement devient une promesse de sacre. Le moindre faux pas, un drame national. Cette excitation permanente nourrit l’illusion avant de provoquer la désillusion.
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Dans un environnement aussi inflammable, la marge d’erreur est quasi inexistante. Les joueurs avancent avec le poids d’un club qui vit chaque match comme une finale, sans toujours en avoir la maturité collective.
L’irrégularité, ce mal chronique marseillais
Mais réduire les échecs du club phocéen à la seule pression médiatique serait trop simple. Valbuena insiste aussi sur un constat sportif implacable : l’irrégularité. « Depuis le début de saison, c’est trop irrégulier pour exister en championnat et en Ligue des champions », explique-t-il. Marseille alterne le brillant et le fragile, le séduisant et l’incompréhensible.
À voirOL : Un attaquant revient de blessure avant le FC NantesL’exemple du nul concédé après avoir mené 2-0 contre le Paris FC illustre parfaitement cette incapacité à tuer les matchs. À force de changements tactiques, de compositions remodelées et de certitudes mouvantes, l’Olympique de Marseille peine à installer une identité durable. À cela s’ajoute le poids du Vélodrome.
« Tout le monde ne peut pas gérer la pression. C’est difficile de jouer à l’OM », rappelle Valbuena. Ici, le public porte… mais peut aussi écraser. La Coupe de France apparaît désormais comme une échappatoire. PSG éliminé, le chemin semble dégagé. Reste à savoir si Marseille saura enfin neutraliser son poison favori : cette instabilité émotionnelle qui, depuis trop longtemps, l’empêche de transformer le rêve en trophée.
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