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A l’OM, la succession de Roberto De Zerbi par Habib Beye sur le banc n’a pas encore apporté de révolution espérée. Le club phocéen continue de naviguer en eaux troubles, incapable de dégager la solidité d’une grande équipe malgré le talent de ses joueurs.
OM : Une équipe talentueuse mais vulnérable
Depuis son arrivée, Habib Beye tente de redonner de la cohérence à un effectif riche sur le papier mais fragile dans les faits. Les Marseillais alternent toujours le bon et le moins bon, comme si le mal de De Zerbi avait laissé des traces indélébiles. Sur le plateau de Rothen s’enflamme, Jérôme Rothen n’a pas mâché ses mots : « Ils n’ont jamais dégagé la force d’une grande équipe. Même s’ils gagnaient contre Lille, cette équipe-là a montré, à travers les résultats, qu’elle pouvait perdre contre tout le monde. »
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À voirASSE : Montanier prépare un coup choc contre AnnecyChaque rencontre semble révéler de nouvelles failles. Individuellement, les joueurs possèdent un CV solide, mais collectivement, la mayonnaise peine à prendre. La transition entre deux entraîneurs, pourtant issus de cultures différentes, n’a pas suffi à corriger les comportements défensifs erratiques ni à instaurer une identité de jeu claire. L’OM demeure ainsi une équipe imprévisible, capable du meilleur comme du pire.
Un calendrier impitoyable pour Beye
Le contexte ne joue pas en faveur du technicien sénégalais. L’OM doit affronter des adversaires en pleine forme, avec des joueurs parfois fatigués, mais souvent plus organisés. Jérôme Rothen l’analyse sans détour : « Quand tu vois le calendrier, tu te dis : « est-ce qu’ils seront capables d’aller rivaliser avec Monaco ? » Ce n’est pas parce qu’ils sont à six points derrière que Monaco est une moins bonne équipe ».
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Le challenge est double : maintenir un niveau de performance constant tout en gérant la pression des supporters et des médias. Toute erreur, aussi minime soit-elle, peut se transformer en crise. « Si tu démarres mal le match, au bout de 20 minutes, tu crois que les gens ne vont pas se retourner ? », poursuit Rothen. Une formule qui résume parfaitement la fragilité actuelle de l’OM et la montagne que Beye doit gravir pour installer une stabilité durable.
La quête d’une identité perdue
Le véritable défi pour Habib Beye reste de créer une identité solide et reconnaissable. Le talent individuel existe, mais il doit se fondre dans un collectif capable de résister aux tempêtes de la Ligue 1. Les prochains mois seront décisifs pour savoir si Beye peut sortir le club de cette instabilité chronique ou s’il reproduira les écueils de son prédécesseur.
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