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L’OM n’a sans doute pas tourné la page Elye Wahi, et l’attaquant non plus. Deux semaines après son retour électrique au Vélodrome sous les couleurs de l’OGC Nice, ponctué d’une panenka glaciale et d’échanges musclés, l’ancien Marseillais a repris la parole pour raconter sa vérité et solder quelques comptes laissés en suspens.
OM : Une panenka comme un message envoyé à Marseille
Le football adore les scénarios grinçants. Celui d’Elye Wahi au Vélodrome ressemble presque à une pièce de théâtre malicieuse : hué, provoqué, puis finalement buteur face à son ancien club. Et pas n’importe comment. Une panenka, ce geste qui demande autant de sang-froid qu’un brin d’insolence. Dans un entretien accordé à L’Équipe, l’attaquant niçois a assumé pleinement son choix.
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À voirMercato PSG : Barcola s’en va, son successeur déjà identifié« Rulli me connaît, la preuve, il a plongé du côté où j’ai l’habitude de tirer (…) J’ai voulu faire un truc qui sorte de l’ordinaire, qui marque les esprits », a confié Wahi. Avant d’ajouter avec assurance : « Dans les grands moments, il faut faire des grandes choses ». Une déclaration qui sonne presque comme un rappel : le joueur estime avoir encore beaucoup à prouver.
Des tensions avec les anciens coéquipiers
Mais ce retour ne s’est pas résumé à un penalty audacieux. Pendant toute la rencontre, Elye Wahi a croisé le fer verbalement avec plusieurs anciens camarades, notamment Leonardo Balerdi, Geronimo Rulli et Facundo Medina. Des échanges tendus qui ont donné à cette soirée des allures de règlement de comptes improvisé.
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Le principal intéressé ne nie rien. « C’est vrai que c’est allé loin, et de mon côté aussi, car je ne me suis pas laissé faire », a reconnu le joueur. Pourtant, il insiste sur l’absence de rancœur profonde : « Je les aime bien, ces joueurs », glisse-t-il, presque amusé. Avant de conclure avec une phrase lourde de sens : « Quand on te chambre durant tout un match, il faut répondre sur le terrain ».
Un passage à l’OM qu’il refuse d’assumer seul
Au-delà du tumulte émotionnel, Wahi a surtout réglé un vieux dossier : son échec à Marseille. Arrivé avec une lourde pression sur les épaules, l’attaquant n’a jamais trouvé sa place avant un départ express. Un épisode qu’il refuse aujourd’hui de porter seul. « J’avais 21 ans et on m’a laissé quatre mois pour faire mes preuves, ce n’est pas beaucoup », a-t-il regretté.
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Plus piquant encore, il s’interroge : « Quels joueurs, parmi ceux arrivés au même mercato que moi, sont restés à Marseille et ont eu leur chance ? ». Pour lui, le problème dépassait largement son cas personnel.
Marseille face à ses propres regrets ?
Marseille a-t-il jugé Wahi trop vite ? Son début convaincant à Nice alimente forcément le débat. Avec davantage de patience, l’histoire aurait-elle pu être différente ? Wahi lui-même laisse planer le doute : « Si j’avais marqué sur ma première occasion contre Reims, l’histoire aurait peut-être été belle ». Une phrase simple, presque nostalgique. Comme un rappel cruel qu’au football, parfois, quelques centimètres changent une carrière… et quelques décisions changent une saison.


