L 1 Gouffran, Kalou, Sissoko et les autres : Le pillage anglais

Publié le 22 janvier 2013 à 16:36

Les joueurs visés

Comme l'a souligné, n'a guère, E. Baup, on assiste à une offensive du football britannique sur les joueurs de L 1 qu'il convient d'éclairer.

Beaucoup d'équipes de L1 sont touchées avec tout d'abord, dernière minute, Gouffran (Bordeaux) qui part à Newcastle ainsi que Yanga M'Biwa (Montpellier) pour une somme de près de 8 M et un salaire annule de 3, 8 M, ainsi que Haïdara (Nancy) pour un montant de 2,5 à 3, 5 M et un engagement de 5 ans et demi, ainsi que Sissoko (TFC) qui échappe à l'OM ainsi (peut être, ce n'est pas fait), que Gomis (OL), à qui est proposé 10 M. Il y avait déjà eu Y. Cabaye (ex Losc) depuis 2011.

Côté QPR, la place de dernier ne les gêne pas du tout, ils étaient, après 22 journées, à 5 longueurs du premier non relégable : L. Rémy (OM) pour 210 à 12 M et un salaire de 96 000 / semaine (il a échappé ainsi à Newcastle) et peut être S. Kalou (Lille) pour 2, 5 M et un salaire supérieur à 3 M / an. M'Bia, lui, ex OM, a été recruté en juin dernier.

Côté Chelsea, il y a eu E. Hazard (ex Lille) pour 40 M, M. Essien (OL) pour 38 M en 2005.

Signalons E. Capoue (TFC), pressenti côté Everton pour 10 à 12 M, H. Bédimo (Montpellier) à Liverpool ou Newcastle en juin 2013 tandis que Thauvin (Bastia) résiste à Arsenal.

Les causes

La réussite anglaise vient de la baisse de valeur des joueurs français aux yeux des plus grands clubs européens (Barça, Real, MU, Chelsea) et ce en raison de nos mauvais résultats nationaux. Du coup, émanent des offres de "seconds couteaux" : Newcastle, QPR, Rubin Kazan, Fenerbahçe). Regardez par exemple ce que dit Nicollin de la solvabilité su dernier nommé.

Et pour parler de Newcastle, comment comprendre le recrutement pour une ville un peu triste du nord de l'Angleterre et avec un club qui joue le maintien, tout de même, mais les salaires offerts sont supérieurs à ceux de la L1 française.

Le paradigme financier

Déjà, en Angleterre, les places sont trois fois plus chères qu'en France. Les spectateurs vont au foot en famille. La quasi totalité des habitants d'une petite ville de 5000 h s'habille intégralement dans les couleurs de l'équipe locale et se rend aux rencontres même si son équipe est en 3e ou 4e division.

De nombreux investisseurs ont choisi l'Angleterre : russes, nord-américains, moyen-orient, et y ont fait fortune même si le Cheik Mansour a perdu 1 Milliard avec MC en 4 ans.

La clé de ce paradigme financier reste la dette : 13 Milliards de livres (15 Milliards d'euros) et un bulle spéculative. Le Big Four, c'est MU, Arsenal, Liverpool, Chelsea + MC et Portsmouth. Ce "Big Four" détenait le tiers des 4 Milliards d'euros de dette en 2010. Quelques chiffres : en 2010, MU avait une dette de 800 M euros contractée par son propriétaire, Malcolm Glazer, du jour où il a racheté le club, en 2005. Il va émettre pour 500 M d'obligations et vendre le centre d'entraînement. Les secrets du financement anglais et de sa bulle spéculative sont donc : les emprunts, le sponsoring, la billetterie, les droits TV. Avec la crise, le sponsoring est touché, la billetterie aussi. Les droits TV font partie d'une bulle spéculative.

En conclusion, on dira qu'à côté dus clubs anglais, les clubs allemands et français sont peu performants sportivement mais rigoureux financièrement en raison notamment, en France, du contrôle de la DNCG.

Imaginez vous, une seule seconde, Nancy ou Troyes achetant des joueurs recherchés en Europe pour se renforcer. Actuellement, Nancy brade. L'OM et l'OL dégraissent pour garnir la trésorerie et diminuer la masse salariale.

Nous assistons à un phénomène qui, à terme, va affaiblir l'effectif français de L 1 (et pas le niveau international) et donc va contribuer à "baisser le niveau" et qui c'est qui va s'ennuyer, c'est Ibra ! Et tout le PSG par dessus le marché. Nous sommes donc plus que jamais guettés par le 0 - 0 à 90 + 4 (temps additionnel) !

 

Loic REMY

Par chronique