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L’ASSE et Philippe Montanier avancent sur un fil avant le choc face à Amiens. Un rendez-vous qui peut encore envoyer les Verts en Ligue 1 malgré une infirmerie débordée. Entre absences en cascade, pression immense et calculs au goal-average, le coach stéphanois refuse pourtant toute résignation et transforme cette fin de saison en mission commando.
ASSE : Une infirmerie pleine, un Chaudron sous tension
À Saint-Étienne, les nouvelles médicales tombent comme des feuilles mortes un soir d’automne. Philippe Montanier a dressé un constat alarmant avant le match décisif de la 34e journée. « Flo Tardieu, forcément, out. Le petit Nadir El-Jamali, même si ça va mieux, out. Mahmoud Jaber out », a détaillé l’entraîneur stéphanois face aux médias. La liste continue et donne presque le vertige. Paul Eymard, Chico Lamba ou encore Paalberg manqueront également ce rendez-vous capital.
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À voirOL : Fonseca lâche quelques indices sur le mercatoEt comme si cela ne suffisait pas, plusieurs cadres restent incertains. Gautier Larsonneur est écarté après sa blessure au genou, tout comme Pedro, tandis que Moueffek ou Zuriko doivent encore être testés. Dans n’importe quel autre club, ce contexte aurait déjà installé un parfum de catastrophe. Mais à Geoffroy-Guichard, le désespoir ne fait jamais recette très longtemps.
Montanier transforme la crise en défi collectif
Philippe Montanier a choisi une autre voie : celle du mental. Le technicien refuse de pleurer sur le sort de son équipe. Il préfère installer un discours de combat. « On a une opportunité incroyable », a-t-il lancé avec conviction, malgré trois défaites consécutives. L’ancien coach de Toulouse et Rennes utilise même une comparaison surprenante pour préparer ses joueurs. « C’est comme si on avait perdu 1-0 à l’aller et il fallait gagner 2-0 au retour », explique-t-il.
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Une formule de Coupe d’Europe pour réveiller un groupe sonné mais encore vivant. Cette approche n’est pas anodine. Montanier sait qu’à ce stade de la saison, les jambes comptent moins que les nerfs. Dans une Ligue 2 étouffante, la montée se joue souvent dans les têtes avant de se jouer dans les pieds.
Cardona, symbole d’un destin encore ouvert
Au milieu de cette tempête, Irvin Cardona incarne l’espoir stéphanois. Son but récent pourrait peser très lourd dans le décompte final. Montanier n’a d’ailleurs pas caché une petite satisfaction personnelle : « Chaque point est précieux, chaque but est précieux… je vous le dis depuis le début, ça va se jouer à la dernière journée. Bon bah je suis désolé d’avoir raison. »
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Cette phrase résume parfaitement l’état d’esprit actuel de l’ASSE. Rien n’est maîtrisé, mais tout reste possible. Le club doit gagner et surveiller les autres résultats, notamment celui du Mans. Une victoire pourrait ne pas suffire, mais une contre-performance condamnerait définitivement les rêves de montée directe.
Le pari fou d’un entraîneur expérimenté
L’aspect le plus fascinant dans cette fin de saison reste peut-être la gestion humaine de Philippe Montanier. Peu d’entraîneurs accepteraient d’exposer publiquement autant de fragilités à quelques heures d’un match aussi crucial. Mais le coach stéphanois cherche autre chose : responsabiliser ses remplaçants. « Quand ce n’est pas le cas, il y a justement l’occasion pour d’autres de se montrer », insiste-t-il à propos des absents.
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À voirMercato : PSG et OM à la chasse d’une pépite à 22M€Voilà le véritable pari de Montanier. Transformer une équipe diminuée en groupe affamé. Faire croire à des joueurs sous pression qu’ils peuvent écrire quelque chose de grand dans un Geoffroy-Guichard annoncé à guichets fermés. Samedi soir, le Chaudron ne demandera pas du beau football. Il réclamera du courage. Et parfois, dans les grandes histoires de montée, cela suffit largement.


