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Le parcage visiteurs du Vélodrome devrait sonner creux jeudi soir lors du match européen de l’OM. Par arrêté, la préfecture des Bouches-du-Rhône interdit aux supporters de l’Olympiacos de venir assister à OM-Olympiacos, rencontre de Ligue Europa programmée le jeudi 15 octobre à 21h. Près de 3 500 supporters grecs avaient prévu de faire le voyage, et certains sont déjà sur place.
OM-Olympiacos : que contient l’arrêté de la préfecture ?
Signé lundi et rendu public mardi 13 octobre, le texte s’applique du mercredi 14 octobre à 8h jusqu’au vendredi 16 octobre à 2h. Pendant ces 42 heures, toute personne se réclamant du club du Pirée a interdiction d’entrer au stade Vélodrome pour l’affiche Olympique de Marseille – Olympiacos, mais aussi de circuler ou de stationner sur la voie publique dans six arrondissements de Marseille, dont celui du Vélodrome. Motif officiel : « prévenir tout trouble à l’ordre public ».
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La mesure vise aussi les personnes se présentant comme supporters de l’Étoile rouge de Belgrade. Le détail compte. Les ultras serbes et ceux de Gate 7, le groupe phare de l’Olympiacos, sont liés par une fraternité ancienne, et environ 150 sympathisants de Belgrade comptaient accompagner les Grecs à Marseille.
Pourquoi la DNLH a classé le match 5 sur 5
La Division nationale de lutte contre le hooliganisme a attribué à la rencontre son niveau de risque maximal, 5 sur 5. Dans le contingent attendu, environ 200 supporters étaient identifiés comme appartenant à la mouvance ultra.
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Le calendrier de cette décision était connu. Fin septembre, nous détaillions déjà comment la DNLH préparait un dispositif exceptionnel pour l’Olympiakos, avec un classement définitif prévu 48 heures avant le coup d’envoi. Le couperet est tombé exactement dans ce délai, trop tard pour ceux qui avaient déjà réservé avion et hôtel.
L’AEK Athènes, l’invité que personne n’a convoqué
Le risque principal ne vient pas seulement du Pirée. Une partie des groupes marseillais entretient depuis des années une amitié avec les ultras de l’AEK Athènes, ennemi juré de l’Olympiacos. Des fans de l’AEK auraient déjà été aperçus en ville cette semaine, et plusieurs se trouvaient dans le parcage marseillais à Troyes dimanche, lors de la victoire de l’OM (0-2). Eux ne sont pas visés par l’arrêté.
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À voirMercato FC Nantes : Un attaquant en priorité pour Poirier ?Un autre paramètre, plus terre à terre, aurait pesé : les effectifs de police. Les forces de l’ordre marseillaises sont fortement sollicitées depuis plusieurs jours autour des lycées de la ville, touchés par un mouvement de contestation.
L’Olympiacos saisit l’UEFA
À Athènes, la décision passe très mal. Le club affirme avoir travaillé pendant plusieurs semaines avec les autorités françaises et l’UEFA sur un plan précis : rassemblement place de la Joliette, puis transfert vers le stade sous escorte policière. « Ni les échanges ni les réunions organisés en amont n’avaient fait état d’une telle mesure, même à titre d’hypothèse », s’indigne l’Olympiacos dans un communiqué.
Le club grec a adressé une protestation officielle à l’UEFA et demande qu’une indemnisation de ses supporters soit étudiée. Billets, nuits d’hôtel, jours de congé posés : pour beaucoup, la facture est déjà réglée.







