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Omar Sy a grandi avec le PSG dans le cœur. L’acteur de 48 ans est pourtant supporter de l’OM depuis longtemps, et il a raconté ce basculement le mercredi 14 octobre 2026 au micro de Sonia Devillers, dans Le Grand Portrait de France Inter, à quelques jours du retour de Lupin sur Netflix. Au départ de son histoire, il y a la peur qu’il avait, adolescent, de se faire agresser aux abords du Parc des Princes.
Omar Sy et le PSG, un amour d’enfance qui tourne court
Né en 1978 à Trappes, dans les Yvelines, Omar Sy a soutenu Paris pendant toute son enfance. L’attachement s’est éteint dans les années 1990. Aller au Parc imposait alors de venir en bande, une dizaine de personnes au minimum, pour des raisons de sécurité. La menace portait un nom : les Boulogne Boys, groupe de la tribune Boulogne qu’il redoutait de croiser et que l’État a dissous par décret en 2008.
Il avait déjà décrit cette ambiance fin 2024 dans The Bridge, l’émission d’Aurélien Tchouaméni. « Les Boulogne Boys c’est des skinheads, c’est très, très fort à l’époque », disait-il, avant de trancher : « Le Parc c’est chiant. » Deux ans plus tard, son récit n’a pas varié d’un mot.
Le Vélodrome, là où Omar Sy a choisi l’OM
Le déclic a eu lieu à Marseille. « On va au Vélodrome et on est deux », a-t-il expliqué sur France Inter. Pas de groupe pour se protéger, pas de trajet calculé pour rentrer entier. « Et tout va bien, c’est bon enfant, on fait des câlins, on se fait des bisous. » Sa conclusion tient en une phrase : « Je veux ce football-là, en fait. »
Le club phocéen avait aussi le palmarès pour séduire un ado des années 1990, celui de la Ligue des champions remportée en 1993. « L’OM, c’est la Ligue des champions, c’est Basile Boli, c’est Papin, c’est Waddle », énumérait-il face à Tchouaméni. Fils d’un père sénégalais, Omar Sy voit aussi dans Marseille « le club français le plus sénégalais », celui que Pape Diouf a présidé de 2005 à 2009. « On n’y peut rien, c’est une boucle », s’amusait-il.
À voirMercato PSG : Al-Khelaïfi repousse Arsenal pour Désiré DouéSa fidélité a connu une seule parenthèse parisienne. Entre 2000 et 2002, l’acteur a de nouveau fréquenté le Parc pour suivre son ami Nicolas Anelka, revenu au PSG. « Quand il était à Paris, on était au Parc tout le temps », reconnaissait-il, lui qui a toujours encouragé les clubs de l’attaquant.
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Un Parc qui a changé, un supporter qui n’est pas revenu
Le Parc décrit par Omar Sy n’existe plus sous cette forme. Après la mort d’un supporter parisien en février 2010, à la suite d’affrontements entre les tribunes Boulogne et Auteuil en marge d’un PSG-OM, le plan Leproux a vidé les virages. Les ultras ne sont revenus qu’en 2016, dans un cadre négocié avec le club.
Le rapport entre le PSG et ses tribunes reste agité. Le 11 octobre, le Virage Auteuil s’est vidé à la 35e minute de la rencontre face au Mans, sur fond de grève des ultras. On est loin des câlins du Vélodrome qui ont fait d’Omar Sy un supporter de l’OM.
À voirOL : Fonseca et Lyon impressionnants en Ligue EuropaLe public le retrouvera le 23 octobre sous les traits d’Assane Diop, dans la quatrième partie de Lupin. L’entretien intégral est à réécouter sur le site de France Inter.
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