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Le virage Auteuil s’est vidé aux alentours de la 35e minute de PSG-Le Mans, samedi soir au Parc des Princes. À l’origine de ce départ, une banderole de soutien aux lycéens mobilisés, décrochée par les stadiers avant même d’être entièrement déployée. Les ultras du PSG ont passé la fin de la première période dans les coursives, pendant que leur équipe menait 1-0 devant des tribunes soudain très calmes.
Virage Auteuil : six mots, quelques fumigènes et des stadiers
Le message tenait en six mots : « Vos milices répriment, notre jeunesse résiste ». Le Collectif Ultras Paris (CUP) l’a sorti accompagné de quelques fumigènes, en écho au mouvement lycéen et étudiant lancé à la mi-septembre. Les jeunes manifestants dénoncent l’état des bâtiments scolaires, les emplois du temps, les professeurs absents jamais remplacés et la pression des examens. Depuis plusieurs jours, les violences policières constatées autour des cortèges se sont ajoutées à la liste.
La banderole n’a pas tenu longtemps. Des stadiers sont intervenus pour la retirer et la réponse du CUP a été quasi immédiate. D’un commun accord, les membres du groupe ont abandonné leurs places. Ils n’ont pas quitté l’enceinte pour autant : le noyau dur s’est replié dans les coursives, laissant derrière lui des travées presque désertes et un Parc privé de sa principale source de bruit.
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Virage Auteuil vide, Boulogne rejoint le mouvement à la pause
Sur la pelouse, Paris menait grâce au penalty de Lucas Beraldo, transformé à la 19e minute après une main du Manceau Harold Voyer. La suite de la première période s’est jouée dans un silence rare pour un match de Ligue 1 porte de Saint-Cloud. À la mi-temps, la tribune Boulogne s’est jointe à la protestation, preuve que la colère dépassait largement le seul virage Auteuil.
Les ultras parisiens ont regagné le virage Auteuil en seconde période en scandant « Liberté pour les ultras ». Les chants habituels, eux, ne sont pas repartis.
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Que s’est-il passé sur le terrain pendant la grève des ultras du PSG ?
Le scénario n’a rien fait pour réchauffer l’atmosphère. Le promu sarthois a égalisé à la 54e minute par Louis Mafouta. Il a fallu les entrées de Warren Zaïre-Emery, Fabian Ruiz, Vitinha et Khvicha Kvaratskhelia pour faire basculer la soirée. Le Géorgien a repris un tir de Ruiz repoussé par Nicolas Kocik (61e), avant que Maghnes Akliouche n’inscrive son premier but sous le maillot parisien (68e). Le gardien manceau a encore eu le dernier mot face à Désiré Doué, dont il a stoppé le penalty dans le temps additionnel.
Avec ce succès 3-1, le troisième de suite en championnat, le Paris Saint-Germain grimpe à la 5e place, à quatre points de Monaco. Luis Enrique avait largement fait tourner, Ousmane Dembélé et Nuno Mendes restant au repos avant le déplacement à Manchester City en Ligue des champions. Interrogé après la rencontre, le technicien espagnol a assuré ignorer les raisons du mouvement, sans dire un mot sur le retrait de la banderole. Sa réaction face à la grève des ultras tenait surtout en un souhait : des tribunes pleines et bruyantes, en particulier dans les dernières minutes.
Pourquoi ce type de banderole est-il retiré des stades ?
Le règlement intérieur des stades de Ligue 1 proscrit les messages à caractère politique ou idéologique en tribune, et les organisateurs s’appuient sur ce texte pour faire décrocher ce genre de banderole. Le CUP le sait. Son choix de vider le virage Auteuil plutôt que d’entrer en conflit avec les stadiers donne la mesure de sa volonté de rester sur le terrain du symbole.
À voirOM : Lorenzi-Nice, la conciliation aux prud’hommes a échouéParis n’est pas un cas isolé. La veille, à Lens, les supporters lensois avaient dénoncé sur une banderole des « violences policières disproportionnées et systématiques », là encore en soutien aux jeunes mobilisés. Un départ collectif du virage Auteuil de cette ampleur reste en revanche rare de la part du principal groupe de supporters parisiens, qui n’avait plus affiché aussi ouvertement un désaccord depuis longtemps.
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