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Le Comité social et économique du FC Nantes a rendu, ce mardi, un avis défavorable et unanime au projet de rachat porté par Paulo Tavares. Les représentants des salariés expriment notamment des doutes sur la fiabilité du projet ainsi que de fortes inquiétudes concernant les emplois et l’avenir du club.
Vente FC Nantes : Un vote unanime qui refroidit sérieusement le dossier
Le projet de vente du FC Nantes vient de recevoir un sérieux avertissement en interne. Alors que le processus de cession entre Waldemar Kita et Paulo Tavares semblait avancer vers une conclusion, le Comité social et économique du club s’est réuni mardi après-midi pour examiner les contours de la reprise. D’après les informations de Ouest-France, les représentants du personnel ont rendu un avis défavorable.
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À voirTroyes-OM : Genesio choisit de laisser Behazaf sur le bancCe vote n’a rien d’anodin. Les membres du CSE se sont prononcés à l’unanimité contre le projet après avoir pris connaissance des éléments présentés. Ils considèrent que la fiabilité de l’opération soulève suffisamment de questions pour justifier cette position.
Leur inquiétude porte également sur les conséquences potentielles pour les salariés et, plus largement, sur la pérennité du FC Nantes. Une mauvaise nouvelle pour Paulo Tavares, même si le carton rouge du CSE n’est pas encore synonyme d’élimination.
Les inquiétudes des salariés du FC Nantes placées au cœur du débat
Derrière l’avis défavorable, c’est surtout la solidité du projet de reprise qui interpelle les représentants du personnel. Ceux-ci ont fait part de leurs « vives inquiétudes » concernant l’avenir du club et de leurs doutes sur la fiabilité du dossier présenté par Paulo Tavares et sa société Phenix Sport Invest. Les craintes concernent notamment les emplois et les garanties offertes pour assurer la continuité du FC Nantes.
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À voirASSE : Ligue 2, la domination de Saint-Etienne mise en lumièreIl faut toutefois distinguer opposition et pouvoir de blocage. L’avis rendu par le CSE demeure consultatif. Il ne suffit donc pas à empêcher juridiquement la poursuite de la vente. Autrement dit, les salariés peuvent tirer la sonnette d’alarme, mais ils ne détiennent pas les clés du portail de la Beaujoire. Le processus de cession peut ainsi continuer malgré cette opposition unanime.
Une vente avancée, mais encore loin d’être bouclée
Le contexte donne encore davantage de poids à cet avis. Waldemar Kita, propriétaire du FC Nantes, a trouvé un accord avec Paulo Tavares, entrepreneur franco-portugais de 62 ans, dont Phenix Sport Invest pourrait prendre les commandes du club. Selon plusieurs informations publiées ces derniers jours, l’opération serait estimée autour de 100 millions d’euros. Mais le changement de propriétaire n’est pas encore officiellement finalisé.
Une étape majeure reste notamment attendue avec l’examen du dossier par la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG). Cette instance devra apprécier la solidité financière du projet et les garanties apportées par les futurs propriétaires. Le FC Nantes, actuellement quinzième de Ligue 2, traverse déjà une période sportive délicate. Dans ce contexte, les interrogations du CSE ajoutent une nouvelle couche d’incertitude à une vente qui devait pourtant rapprocher le club d’un changement de propriétaire.
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À voirStade Rennais : Seko Fofana toujours actionnaire du RC LensPour Paulo Tavares, le message envoyé par les salariés est donc particulièrement clair. Le projet devra encore convaincre bien au-delà du seul propriétaire actuel. Pour Waldemar Kita, l’accord trouvé avec le repreneur ne constitue pas davantage le dernier chapitre de cette longue histoire. La prochaine grande bataille se jouera désormais sur le terrain financier et institutionnel, avec la DNCG en arbitre particulièrement attentif.








