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Achraf Hakimi rêve de succéder à George Weah au Ballon d’Or. Le latéral du PSG y a pensé sans s’enflammer à sa sortie du match victorieux 4-2 du Paris Saint-Germain face à Manchester, match lors duquel il aurait pu marquer un but. Quand on l’a interrogé sur le Ballon d’Or 2026, sa réponse a tenu en une phrase : « Même si je ne gagne pas, je suis déjà très heureux d’être nommé. » À onze jours de la cérémonie, prévue le lundi 26 octobre au London Palladium, l’international marocain affiche un rêve qu’aucun Africain n’a touché depuis George Weah en 1995.
Achraf Hakimi Ballon d’Or : un rêve assumé, sans pression
À 27 ans, il ne cache pas son envie. « C’est un trophée spécial et tout le monde espère le gagner », a-t-il glissé après la victoire parisienne à l‘Etihad Stadium, mercredi soir. Mais dans la même réponse, il a fait passer le collectif devant. Ce qui compte le plus pour lui, ce sont les titres remportés avec son équipe. Et s’il ne repart pas avec le trophée, il espère « qu’un joueur du Paris Saint-Germain » le ramènera dans la capitale.
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Cette prudence a une explication simple. Le vestiaire parisien compte dix nommés sur trente, un record. Ousmane Dembélé, tenant du titre, Vitinha, Khvicha Kvaratskhelia, João Neves, Nuno Mendes, Marquinhos, Willian Pacho, Fabián Ruiz et Ferran Torres, nommé pour sa saison au FC Barcelone avant son arrivée cet été, sont dans la course. Difficile de réclamer le trophée pour soi au milieu de ses partenaires.
Sixième en 2025, Hakimi part de plus haut
L’an dernier, Achraf Hakimi avait terminé sixième du classement, derrière Ousmane Dembélé, sacré après la première Ligue des champions de l’histoire du PSG. Sa saison 2025-2026 plaide encore pour lui. En Ligue des champions, il a délivré six passes décisives en treize matchs, le troisième total de la compétition, et le PSG a conservé son titre européen en battant Arsenal en finale.
À voirPSG : Après Manchester City, Achraf Hakimi prévient l’EuropeLe calendrier lui a pourtant joué un tour à la mi-septembre. Touché à la cuisse droite à Brest, il a manqué un match avec Paris avant de rejouer seize jours plus tard avec le Maroc contre le Lesotho. Depuis, il a retrouvé son couloir droit et son rythme, comme l’a montré la soirée à Manchester.
Le double plafond d’un latéral africain
Deux statistiques pèsent contre lui. Depuis la création du Ballon d’Or en 1956, un seul joueur africain l’a remporté, George Weah, sacré en 1995 après avoir quitté le PSG pour l’AC Milan. Et aucun défenseur ne l’a gagné depuis Fabio Cannavaro en 2006. Un latéral droit, jamais.
Le décor change aussi. Après les éditions 2024 et 2025 au Théâtre du Châtelet, la remise du trophée quitte Paris pour la première fois et s’installe au London Palladium. Le lauréat sera désigné par un jury de journalistes issus des cent premières nations du classement FIFA, qui jugent la saison écoulée et non la carrière. Pour un joueur qui vient de remporter deux éditions de suite de la plus grande compétition européenne avec Paris, ce critère compte beaucoup.
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À voirOM : Genesio apprend une mauvaise nouvelle avant OlympiakosHakimi le sait, et sa réponse ressemble à celle d’un joueur qui veut profiter du moment plutôt que de le subir. Avec Sadio Mané, il est l’un des deux seuls Africains nommés cette année, une absence remarquée pour Mohamed Salah et Victor Osimhen. Capitaine des Lions de l’Atlas, il sera le seul Marocain dans la salle parmi les trente nommés.
D’ici là, Hakimi et le PSG ont encore du travail, avec un FC Barcelone en ligne de mire. Toute l’actualité du club est à suivre dans notre rubrique PSG.







