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Dans le feuilleton de la vente OM, un pan oublié refait surface, dix ans presque jour pour jour après la signature de Frank McCourt. Avant l’Américain, un projet porté par des investisseurs iraniens a atterri sur le bureau de Margarita Louis-Dreyfus. Et le Qatar, lui, a étudié le cas marseillais avant de jeter son dévolu sur le PSG.
Vente OM en 2016 : le projet iranien jugé « fantaisiste »
L’histoire, c’est Mathieu Grégoire qui l’a racontée ce mardi lors d’un direct sur YouTube. Le journaliste, qui suit l’Olympique de Marseille depuis des années, affirme que Paulo Tavares a été « l’un des artisans du projet dit « iranien » au début 2016 ». À ses côtés figurait Bernard Laporte, ancien secrétaire d’État aux Sports. Leur cible : la propriétaire du club, Margarita Louis-Dreyfus.
Le montage n’a jamais tenu la route. « Le dossier a été fait avec des investisseurs iraniens, mais il était assez flou », résume Grégoire, pour qui il était même « considéré comme fantaisiste par Margarita à l’époque ». À l’été 2016, la presse sportive évoquait pourtant une société liée à ces investisseurs, fraîchement immatriculée au Luxembourg pour pouvoir placer son argent en Europe. L’identité exacte de ces financiers n’a jamais été rendue publique. Rien n’y a fait. La veuve de Robert Louis-Dreyfus a choisi Frank McCourt, qui a finalisé le rachat de l’OM le 17 octobre 2016 pour une somme estimée à 45 millions d’euros.
Le Qatar a regardé Marseille avant de choisir Paris
Le second épisode est plus ancien et autrement plus frustrant pour les supporters phocéens. Avant de s’offrir le Paris Saint-Germain en 2011, les Qataris ont aussi jaugé le club phocéen. « Cela avait été assez préliminaire avec Marseille, en regardant où ils pouvaient investir », nuance le journaliste. Le club de la capitale représentait selon lui « un rachat beaucoup plus simple et pratique ». Grégoire mentionne aussi le rôle de Nicolas Sarkozy, alors président de la République, dans l’arrivée de QSI au Parc des Princes. Qatar Sports Investments a repris 70 % du club parisien à Colony Capital en 2011, avant de racheter le reste des parts un an plus tard.
À voirMercato ASSE : Ballo et Breum, les bonnes pioches offensivesUn intérêt exploratoire n’a rien d’une offre ferme, et personne ne peut dire ce que serait devenu Marseille version qatarie. Le contraste reste cruel. Depuis 2011, Paris a empilé les titres et soulevé la Ligue des champions en 2025. Marseille attend toujours un sacre en championnat depuis 2010.
Paulo Tavares, un habitué des projets de reprise
Le nom de Tavares ne ressort pas par hasard. L’homme d’affaires a signé un accord de principe avec Waldemar Kita pour reprendre le FC Nantes, une opération suspendue au feu vert de la DNCG, qui exigerait une garantie de 25 millions d’euros. Ses approches à Valenciennes puis à Saint-Étienne n’avaient pas abouti. Aucun de ces deux dossiers ne lui a permis de devenir propriétaire d’un club professionnel. L’épisode marseillais de 2016 complète un parcours où les candidatures dépassent largement les rachats conclus.
Côté Canebière, ces souvenirs remontent alors que la question de l’avenir de l’OM entre cession totale et entrée au capital agite toujours les tribunes. Pistes saoudiennes, démentis du propriétaire, colère des virages : le feuilleton ne s’arrête jamais. En 2020 déjà, Mohamed Ajroudi, candidat malheureux au rachat, soupçonnait « les gens qui s’occupent du football pour le Qatar » d’être derrière les doutes visant son projet. Dix ans après sa signature, Frank McCourt est toujours aux commandes. Toute l’actualité marseillaise est à suivre sur notre page dédiée.







