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Le projet du PSG qui vise à porter la capacité du Parc des Princes à 70 000 places rencontre l’opposition de Sophie Taillibert, fille de l’architecte Roger Taillibert. Elle a fait savoir qu’elle refusait la solution technique actuellement envisagée, qu’elle estime trop destructrice pour l’œuvre de son père.
PSG : Une opposition qui dépasse largement les tribunes du Parc des Princes
Le dossier du futur Parc des Princes prend une dimension inattendue. Fille de Roger Taillibert, architecte de l’enceinte parisienne décédé en 2019, Sophie Taillibert s’oppose au projet d’agrandissement présenté par les dirigeants du PSG. C’est en tout cas ce que révèle Le Parisien, qui rapporte que plusieurs réunions ont eu lieu depuis le début de l’été entre la famille de l’architecte et le club.
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À voirASSE : Ligue 2, la domination de Saint-Etienne mise en lumièreSophie Taillibert ne remet pourtant pas en cause la présence du PSG dans son enceinte historique. Son combat porte sur la manière de transformer le stade sans en effacer les caractéristiques architecturales. « Préserver l’œuvre de mon père est ma priorité », affirme-t-elle, tout en estimant que le Parc des Princes constitue une œuvre à part entière, dont l’identité ne peut être dissociée de sa structure.
Les portiques de Roger Taillibert au cœur du désaccord
Le point de friction se trouve précisément dans la structure imaginée par Roger Taillibert. L’architecte avait participé aux réflexions autour d’une précédente extension à 60 000 places et avait exprimé son souhait de préserver l’identité architecturale du stade. Selon sa fille, le projet aujourd’hui étudié prévoit notamment la suppression des fléaux et de l’anneau technique associés aux portiques.
« Il faut comprendre que le Parc des Princes est une œuvre architecturale à part entière, dont l’identité tient autant à sa forme qu’à son système constructif », explique Sophie Taillibert. Elle insiste notamment sur les 50 portiques autostables en béton précontraint, composés de mâts verticaux et de fléaux horizontaux en porte-à-faux. Pour elle, ces éléments constituent un ensemble structurel et architectural indissociable. Autrement dit, agrandir ne doit pas signifier dénaturer.
Le projet à 70 000 places peut-il encore changer de forme ?
Le PSG assure de son côté qu’aucune décision architecturale définitive n’a encore été arrêtée. Toujours selon Le Parisien, le club souhaite poursuivre la concertation et affirme vouloir respecter l’histoire ainsi que le patrimoine de l’enceinte parisienne. Sophie Taillibert demande justement que d’autres solutions soient étudiées afin de permettre au PSG de rester au Parc des Princes sans sacrifier l’identité du stade.
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À voirStade Rennais : Seko Fofana toujours actionnaire du RC LensLe calendrier reste donc ouvert. Un comité de pilotage doit poursuivre les discussions en octobre, tandis qu’un désaccord persistant pourrait déboucher sur une procédure judiciaire. Le risque n’est pas anodin. D’après le canard, l’absence d’accord pourrait entraîner un passage devant le tribunal et retarder le début des travaux d’au moins 18 mois.
Un stade historique face à un changement d’échelle
Le projet vise une capacité de 70 000 spectateurs, soit une transformation majeure pour une enceinte conçue par Roger Taillibert et inaugurée en 1972. Le PSG cherche à disposer d’un stade capable d’accompagner son développement sportif et économique tout en restant au cœur de la capitale.
Mais l’augmentation de capacité se heurte désormais à une question qui dépasse largement le simple confort des supporters : jusqu’où peut-on transformer un monument sportif sans lui faire perdre son identité ? Le paradoxe est donc assez savoureux.
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À voirVente FC Nantes : Les salariés rejettent le projet TavaresLe PSG veut agrandir son stade pour voir plus grand, tandis que la fille de son architecte demande précisément de ne pas aller trop loin. Pour l’instant, aucun projet architectural définitif n’est arrêté et aucune solution commune n’a été trouvée. Le prochain round de discussions sera donc déterminant pour savoir si le Parc des Princes peut gagner des places sans perdre une partie de son âme.








