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Bradley Barcola n’a pas cherché d’excuse. Corrigé 0-3 par Manchester City à Anfield, 9e de Premier League, Liverpool vit un début de saison laborieux, et son ailier acheté 145 millions d’euros bonus compris au PSG concentre une bonne partie des critiques. Après cette défaite, l’ancien Parisien a expliqué à la télévision britannique ce qui le bouscule en Angleterre. Ses mots tombent à la veille de LASK-Liverpool, mercredi à 18h45 en Ligue des champions.
Ce que Bradley Barcola a confié à Sky Sports
C’est au micro de Sky Sports que l’attaquant de 24 ans a comparé les deux championnats. « La Ligue 1 est très physique. Mais ici, je dirais que c’est plus physique au niveau des courses qu’il faut faire », a-t-il expliqué, avant de décrire des rencontres qui vont « d’un but à l’autre ».
« L’intensité est très élevée. Mais c’est aussi pour ça que je suis venu ici. C’est un nouveau défi pour moi », a ajouté le natif de Villeurbanne.
Bradley Barcola ne se plaint ni des duels ni des contacts car il parle de volume. En Premier League, un ailier doit replier, accompagner son latéral, puis repartir plein champ, et recommencer dix minutes plus tard. Contre City, Liverpool a joué à dix après l’expulsion de Ryan Gravenberch et Barcola a surtout défendu. Ses meilleures séquences sont venues en couverture de Milos Kerkez, dans sa propre moitié de terrain. Pas dans les trente derniers mètres, là où Liverpool l’attend.
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Barcola utilisé en 9, loin de la promesse faite avant sa signature
Un autre passage de l’entretien éclaire mieux sa situation. Barcola y raconte la discussion qui l’a convaincu de rejoindre la Mersey. « Avant de signer, nous avons discuté du fait que je jouerais sur l’aile, que je ferais ce que je sais faire de mieux et que je jouerais avec beaucoup de vitesse. C’est pour ça qu’il a pensé que je correspondais bien à cette équipe », rapporte-t-il au sujet d’Andoni Iraola.
Dimanche, l’entraîneur basque l’a pourtant aligné par moments en pointe. Alexander Isak, Cody Gakpo et Dominik Szoboszlai manquaient face aux Citizens. Reste que dos au but, au milieu des défenseurs centraux, Barcola perd l’arme pour laquelle il a été recruté, la course lancée dans l’espace.
145 millions d’euros et toujours aucun but avec Liverpool
Le prix du transfert alourdit chaque sortie ratée de Barcola qui est la deuxième recrue la plus chère de l’histoire des Reds, derrière Isak. Il n’a encore marqué ni délivré de passe décisive sous le maillot rouge, lui qui avait compilé 13 buts et 7 passes décisives en 49 matchs avec Paris la saison passée. Après City, les notes de la presse anglaise plafonnaient à 5 sur 10, avec un reproche récurrent : trop peu de danger dans le dernier tiers.
À Paris, certains n’ont pas digéré son départ comme c’est le cas de Sidney Govou qui a regretté publiquement de voir Barcola quitter le PSG. De l’autre côté de la Manche, son cas est devenu l’un des feuilletons de la saison dans le football européen.
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LASK-Liverpool : quel rôle pour Barcola à Linz ?
Liverpool défie le LASK ce mercredi 14 octobre à 18h45, à la Raiffeisen Arena de Linz, pour la 2e journée de la phase de ligue. Les Reds avaient lancé leur campagne européenne par une victoire 2-1 contre l’Atlético de Madrid. L’équipe de Dietmar Kühbauer, elle, sort d’une défaite face au Rapid Vienne en championnat.
Face à un adversaire aux moyens bien plus modestes que ceux de City, Barcola devrait trouver davantage d’espaces. S’il retrouve son couloir, Iraola tiendra la promesse évoquée dans l’interview. S’il est de nouveau replacé dans l’axe, sa phrase sur les courses à répéter risque de revenir souvent dans les discussions à Anfield.







