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Dix ans jour pour jour. Le 17 octobre 2016, Frank McCourt devenait officiellement propriétaire de l’OM, après le départ de Margarita Louis-Dreyfus. Une décennie plus tard, l’anniversaire tombe au plus mauvais moment : deux victoires en huit matchs toutes compétitions confondues pour l’équipe de Bruno Genesio, une DNCG qui surveille chaque euro dépensé par le club et un Vélodrome qui réclame le départ de l’Américain.
Frank McCourt et l’OM, 10 ans après la promesse
Margarita Louis-Dreyfus avait mis le club en vente le 13 avril 2016, avant d’annoncer le 29 août des négociations exclusives avec l’ancien patron des Los Angeles Dodgers. À l’époque, l’homme d’affaires de Boston parlait d’une « marque magnifique » et voulait « concurrencer directement le Paris SG ». Le projet s’appelait l’OM Champions Project. Jacques-Henri Eyraud prend la présidence, Rudi Garcia le banc, Andoni Zubizarreta la direction sportive. Dimitri Payet revient de West Ham pour environ 29 millions d’euros dès l’hiver, et le club dépense près de 100 millions en transferts avant l’été 2017.
Le pic arrive vite. En 2017-2018, l’OM termine 4e de Ligue 1 avec 77 points et Florian Thauvin plante 26 buts toutes compétitions confondues. Le 16 mai 2018, à Lyon, Marseille dispute la finale de la Ligue Europa et la perd 3-0 face à l’Atlético de Madrid. Personne n’imaginait alors que ce soir-là resterait le sommet de l’ère McCourt.
Les chiffres d’une décennie à l’Olympique de Marseille
Sur le papier, le bilan n’a rien d’une déroute. Huit qualifications européennes en dix saisons, trois places de dauphin en Ligue 1, un chiffre d’affaires presque doublé, tout comme la billetterie et le sponsoring. L’entourage du propriétaire avance environ 800 millions d’euros injectés depuis 2016. Sur l’exercice 2024-2025, les pertes de l’Olympique de Marseille ont été évaluées à 105 millions d’euros.
À voirOM-Olympiakos : Igor Paixao dans la tourmente après la défaiteMais la vitrine reste vide. Payet, Adrien Rabiot, Alexis Sanchez ou Mason Greenwood ont porté le maillot olympien sans y ajouter la moindre ligne au palmarès. Pas un trophée en 10 ans. « L’absence de titre, c’est une blessure pour tout le monde », reconnaît un ancien haut dirigeant du club, qui qualifie aussi le Champions Project d’« erreur ».
McCourt lui-même a fait son mea culpa en avril, lors de sa dernière prise de parole publique à Marseille : « Je n’avais pas forcément très bien compris il y a 10 ans le niveau d’investissement. »
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Trois présidents, une colère qui monte

Eyraud, puis Pablo Longoria, et désormais Stéphane Richard, en poste depuis le 2 juillet 2026. Sur le banc, de Villas-Boas à De Zerbi, les projets se sont succédé sans jamais durer. Rachid Zeroual, leader des South Winners, résume l’affaire sans détour : « Il s’est très mal entouré. » Pour parler des deux premiers présidents, il ose une image : « Le Titanic et le Radeau de la Méduse. » Sur la perte d’identité du club, il parle même de « son gros échec ».
À voirOM : Furieux, des supporters réclament la tête de GenesioLes tribunes ont suivi. Dès la première journée de Ligue 1, contre Strasbourg le 21 août, le Virage Sud déployait une banderole sans nuance : « Des centaines de millions investis depuis 10 ans mais pour quels résultats ? » Depuis, « McCourt out » s’affiche régulièrement.
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Un été sans recrue imposé par la DNCG, une série de cinq défaites consécutives, puis un revers 0-1 face à l’Olympiakos en Ligue Europa : la saison 2026-2027 n’a rien arrangé. Le propriétaire se dit ouvert à l’arrivée d’un « partenaire stratégique », sans calendrier.
À voirOmar Sy passe du PSG à l’OM à cause de l’insécurité au ParcZeroual, lui, attend autre chose. Les Winners fêteront leurs 40 ans l’an prochain. « Un repreneur serait un beau cadeau », lâche-t-il.





