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OM : Frank McCourt a triplé les revenus commerciaux en dix ans

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Dix ans après l’arrivée de Frank McCourt à la tête de l’OM, les revenus commerciaux du club sont passés d’environ 50 à 150 millions d’euros par an, hors droits télévisés. Dans un entretien accordé à ICI Provence, Alban Juster, directeur général chargé des finances de l’Olympique de Marseille, détaille cette progression et souligne les défis économiques qui attendent encore le club phocéen.

OM : Des revenus commerciaux qui changent de dimension sous McCourt

Le bilan financier de l’ère McCourt met en lumière une évolution majeure du modèle économique marseillais. Dans un entretien exclusif accordé à ICI Provence, Alban Juster explique que la croissance repose notamment sur la valorisation de la marque, l’exploitation des infrastructures et le développement des partenariats commerciaux. 

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« On a des revenus commerciaux qui ont énormément augmenté en 10 ans, qui ont quasiment été multipliés par trois », précise le dirigeant. Une progression significative pour un club dont la popularité constitue l’un des principaux actifs. Les chiffres avancés illustrent cette transformation. L’OM générait environ 50 millions d’euros de revenus commerciaux annuels il y a dix ans, contre près de 150 millions aujourd’hui. 

Cette catégorie exclut les droits télévisés, dont les recettes ont, au contraire, fortement diminué. Alban Juster souligne que les investissements réalisés par Frank McCourt, particulièrement dans les infrastructures, ont contribué à cette évolution. Le propriétaire américain a ainsi participé à la structuration d’un club qui cherche désormais à tirer davantage de valeur de son image et de son environnement économique.

Une popularité internationale devenue un argument commercial

L’influence de l’OM dépasse largement les frontières de Marseille. Selon Alban Juster, le club rassemble entre 28 et 30 millions d’abonnés sur ses principales plateformes numériques, dont plus de 65 % à l’étranger. Cette audience représente un levier précieux pour convaincre les sponsors et leur proposer une visibilité qui ne se limite plus au marché français. 

La production de contenus numériques, les opérations de communication et l’exposition de la marque marseillaise participent directement à cette stratégie. Plusieurs partenaires illustrent cette dynamique, parmi lesquels CMA CGM, Sublime Côte d’Ivoire, la CEPAC, Onet et la Française des Jeux. 

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D’après le directeur général financier, la valeur économique des contrats de sponsoring a plus que doublé en dix ans. La fidélité de ces entreprises témoigne aussi de l’intérêt commercial du projet marseillais. Dans un football où les recettes se disputent parfois à coups de millions, conserver des partenaires sur la durée constitue un avantage aussi important que séduire de nouveaux investisseurs.

Le Vélodrome, une machine à revenus encore perfectible

L’Orange Vélodrome représente un autre pilier de cette progression. Les recettes liées à la billetterie et aux prestations d’hospitalité ont été multipliées par deux à deux fois et demie en dix ans, selon Alban Juster. Au-delà des rencontres disputées à domicile, le stade offre des possibilités de valorisation commerciale qui participent à la croissance du club. 

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L’enjeu consiste désormais à exploiter pleinement cet outil, tout en préservant l’identité populaire qui fait la singularité de l’OM. Le dirigeant estime que peu de clubs français devancent Marseille en matière de revenus commerciaux, le Paris Saint-Germain faisant figure d’exception. 

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Il identifie toutefois une priorité : améliorer les marges dans un contexte de recul des droits télévisés. Il évoque également la possibilité de développer un musée consacré à l’histoire olympienne, sans annoncer de calendrier précis. Un tel projet pourrait enrichir l’expérience des supporters et ouvrir de nouvelles perspectives commerciales, mais il reste à ce stade une piste de réflexion.

Frank McCourt face au prochain défi économique

L’influence américaine de Frank McCourt se manifeste aussi dans la manière d’envisager le développement du club. Alban Juster explique que l’OM observe les tendances venues des États-Unis, notamment dans l’exploitation des stades, tout en rappelant la nécessité de préserver son authenticité. 

La marque marseillaise ne peut pas être développée comme un simple produit commercial. Son histoire, son ancrage local et la passion de ses supporters constituent précisément une partie de sa valeur. Pour le directeur général financier, la multiplication par trois des revenus commerciaux représente l’une des grandes réussites de la décennie. Mais Frank McCourt regarde déjà au-delà de ce bilan. « Le propre d’un propriétaire comme Frank McCourt, et il a parfaitement raison, c’est de nous parler de l’étape d’après», explique Alban Juster. 

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Le défi est désormais de transformer cette croissance en rentabilité durable, alors que les ressources télévisées se contractent. Après dix ans de structuration, l’OM doit donc poursuivre sa progression sans perdre de vue l’équilibre financier. Car, dans le football moderne, attirer des millions de supporters est une force ; savoir convertir cette popularité en ressources pérennes est une autre bataille.

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