Mondial 2026 : À la conquête de New York

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L’Espagne défiera l’Argentine dimanche prochain en finale du Mondial 2026, à New York. Ce sera la dernière bataille à remporter pour l’une de ces deux équipes afin d’obtenir le privilège de se proclamer meilleure nation au monde pour les quatre prochaines années.

Mondial 2026 : Une finale cinq étoiles

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Parce que New York est une ville mondiale, culturelle, commerciale et artistique, il fallait que la finale qui se déroulera au MetLife Stadium, dimanche, soit telle. L’Espagne et l’Argentine sont les deux plus grosses puissances footballistiques mondiales de ces cinq dernières années.. Elles sont aussi culturelles, portées par une histoire profondément ancrée dans leur sport, commerciales, elles rayonnent aux quatre coins du monde, et surtout artistiques, pourvoyeuses d’émotions.

C’est donc dans l’antre des New York Giants, équipe de football américain, que ces deux géants que sont la Roja et l’Albiceleste vont se livrer bataille. Plus de 82 000 personnes sont attendues pour assister à une finale cinq étoiles. Leur dernier et seul affrontement en Coupe du monde remonte à l’édition 1966, en phase de groupes. L’Argentine de Luis Artime battait l’Espagne de Luis Suárez, Ballon d’Or 1960, 2-1.

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Soixante ans plus tard, les revoilà l’une contre l’autre dans ce que l’on peut appeler le match d’une vie. Une rencontre qui vous fait entrer personnellement dans la cour des grands et collectivement dans l’histoire du ballon rond. L’Espagne court après sa deuxième étoile pour sa deuxième finale mondiale, tandis que l’Argentine souhaite égaler l’Allemagne avec quatre Coupes du monde.

La force du collectif espagnol est redoutable

Maintenant que les bases sont posées, que l’affiche est connue, il est temps de se pencher sur la première équipe qui a rejoint l’État du New Jersey, mardi dernier. Tombeuse des Bleus avec facilité en demi-finale, la Roja a enfin impressionné dans ce Mondial. Son parcours durant les phases à élimination directe était loin d’être évident. Elle a enchaîné l’Autriche, le Portugal, la Belgique et donc la France pour se hisser en finale.

Pas toujours brillante dans le jeu, elle a mis tout le monde d’accord face aux hommes de Didier Deschamps. La force de son collectif est redoutable. Yamal n’est pas à 100 %, mais tout de même capable de coups d’éclat. Oyarzabal rayonne sans faire de bruit. Le trio magique du milieu, Rodri-Ruiz-Olmo, est déconcertant de facilité avec la balle. Enfin, sa défense est presque infranchissable. Elle n’a concédé qu’un seul but depuis le début de la compétition : c’était contre les Belges, en quarts de finale.

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Leur entraîneur, Luis de la Fuente, est une machine à victoires. Déjà vainqueur de la Ligue des Nations en 2023 et de l’Euro en 2024, il pourrait compléter sa collection avec la Coupe du monde en seulement trois ans. Son seul accroc, qui reste à ce jour la dernière défaite de l’Espagne, était contre le Portugal en juin 2025 en finale de la Ligue des Nations. Il n’a d’ailleurs perdu que trois matchs à la tête de la Roja depuis son arrivée en mars 2023. Tout simplement injouable !

Messi porte son équipe en fin de match grâce à la « grinta » argentine étouffante

En face d’eux se positionnera l’Argentine, championne du monde en titre, en mission pour égaler la performance légendaire de son rival brésilien : remporter la Coupe du monde lors de deux éditions consécutives. Emmenée par le « Roi Pelé », à l’époque, la Seleção a réalisé cet exploit en 1958 et en 1962. Aujourd’hui, c’est une autre icône qui va tenter de le faire pour l’Albiceleste : Lionel Messi.

Déjà dans la légende du football, il pourrait réserver sa place dans le Panthéon du sport s’il y parvient. Plus affûté que jamais depuis le début de la compétition, à 39 ans, « La Pulga » porte son équipe à bout de bras dans les fins de match en faisant parler son génie. S’il brille autant dans ces moments-là, c’est grâce à la grinta de ses coéquipiers qui étouffe les adversaires, les rendant ainsi amorphes dans les dernières minutes, ce qui lui facilite le travail.

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C’est tout sauf un hasard si l’Angleterre hier, la Suisse en quarts, l’Égypte en huitièmes et le Cap-Vert en seizièmes ont tout perdu alors qu’ils étaient si proches de tout gagner. La logique de cette finale réside aussi dans le fait que ces deux nations sont les deux premières au classement FIFA. Elle opposera donc la meilleure équipe européenne du moment à la meilleure équipe non européenne, comme un ultime combat pour déterminer laquelle domine réellement le monde.

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