Mondial 2026 : La nouvelle lubie totalement folle de Gianni Infantino

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Gianni Infantino, le président de la FIFA, continue de rêver grand, peut-être trop grand. Après l’instauration de 48 équipes au départ du Mondial 2026, il en voudrait 64 dans quatre ans. Un projet démentiel, dont il est extrêmement confiant quant à son adoption.

Mondial 2026 : Plus on est, mieux c’est !

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Cette année, le Mondial 2026 comptait, à son lancement, 48 nations, un record dans l’histoire de la compétition, ajoutant ainsi un match dans les phases à élimination directe, à savoir les seizièmes de finale. Dans quatre ans, une nouvelle édition se disputera et d’autres records pourraient tomber : 64 équipes, 6 pays hôtes et un nombre incalculable de matchs… C’est à en perdre la tête, sauf pour Gianni Infantino.

Le président de la FIFA a émis, ces dernières heures, l’idée de passer de 48 à 64 nations pour la Coupe du monde 2030, soit seize de plus et quatre groupes supplémentaires. On atteindrait alors la lettre « P » pour le dernier groupe ; à croire qu’à ce rythme-là, d’ici douze ans, l’alphabet sera complété.

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D’autant plus, et cela est déjà acté, que six pays auront la chance de voir dans leurs stades des matchs de Coupe du monde. En effet, en 2030, pour fêter le centenaire de la compétition, l’Uruguay, l’Argentine et le Paraguay ouvriront le bal. La suite du tournoi se déroulera en Espagne, au Portugal et au Maroc, les trois pays qui étaient prévus à l’origine.

Pour revenir sur ce nouveau format souhaité, Gianni Infantino déclarait au média suisse Bluewin : « Lorsque l’on organise une Coupe du monde, il est important de la concevoir pour le monde entier, et pas seulement pour l’Europe et l’Amérique du Sud. Chaque nation devrait pouvoir rêver d’y participer. » Il assure aussi que cette question « sera examinée et débattue au sein des comités compétents après la compétition ». Comme s’il ne prenait pas les décisions seul…

Une question de business avant tout ?

Le natif de Brigue en Suisse partageait également une analyse objective sur l’édition 2026. Très souvent présent en tribune, le crâne dégoulinant de sueur, la chemise trempée accompagnée de sa fidèle cravate noire, il ne rate que très peu de matchs. Selon lui, cette expansion de 48 équipes est « 100 % un succès » cet été. Alors pourquoi pas grimper à 64 ?

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Une des premières raisons ne concernerait pas le football, mais le business. La Coupe du monde rapporte des sommes colossales aux instances de la FIFA. Elle est l’événement le plus suivi au monde. Plus il y a d’équipes, plus il y a de matchs et donc plus d’argent à engranger. Avoir six pays hôtes accroît aussi la possibilité pour un plus grand nombre de personnes d’assister aux rencontres à différents endroits dans le monde.

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Avant le début du Mondial 2026, une polémique avait pris de l’ampleur sur le prix des billets. Il suffit de constater depuis le début de ce dernier, combien de stades étaient vides ou bien combien de « on boycott cette édition pour le prix des places » avez-vous entendu ? Très peu, si ce n’est aucun. Infantino n’est pas « Picsou », mais il pourrait le devenir, car son œuvre est une franche réussite financière, mais pas que.

La Coupe du monde risque de perdre de sa valeur

Du côté des supporters et des spectateurs, on s’interroge sur la splendeur d’une possible Coupe du monde à 64 équipes. L’avantage est qu’il y aura encore plus de matchs, certes, mais combien à des heures normales selon le fuseau horaire de son pays ? Pas tant. Est-ce que rester éveillé jusqu’à tard dans la nuit et finir une rencontre à l’heure de prendre le petit-déjeuner et d’aller travailler, est viable ? Pas sûr.

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La notion de « valeur » rentre aussi en compte. Disputer un Mondial est hautement prestigieux et n’appartient qu’aux nations qui ont le mérite de s’y qualifier. Pour beaucoup, il est perçu comme l’élite du football international, le rêve de tous les gamins. Ainsi, si tout le monde vient à y participer à droite à gauche, et que la compétition perd donc son aspect sélectif, la valeur est moindre et l’intérêt difficile à cerner.

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Cependant, lorsque l’on regarde l’édition 2026 en Amérique du Nord, le changement ne s’est même pas fait ressentir. La grandeur reste inchangée et les deux demi-finales sonnent comme deux finales avant l’heure. Fils de parents immigrés italiens, on peut alors se demander si l’idée de Gianni Infantino de passer à 64 équipes n’est pas inspirée par la volonté d’être enfin sûr de voir la Squadra Azzurra se qualifier pour une Coupe du monde.

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