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Dominés durant l’intégralité du match et à court d’inspiration, les Bleus se sont faits éliminer, hier soir, en demi-finale du Mondial 2026 par l’Espagne. Une défaite logique qui les prive de New York dimanche, mais qui les emmène à Miami samedi.
Mondial 2026 : Fin de parcours pour l’équipe de France
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L’image que renvoie cette demi‑finale, disputée un soir de 14 juillet, est celle d’une France semblable à la Bastille et d’une Espagne faisant office de sans‑culottes conquérants. Elle a été attaquée de tous les côtés, malmenée et, à la fin, conquise par la Roja. L’ancien régime de Didier Deschamps est tombé, ainsi que son équipe, au moment où il ne fallait pas flancher.
C’est encore plus dur de se dire que les Bleus n’ont pas disputé la rencontre la plus importante de leur tournoi. À les voir trop tôt en finale, on a sous-estimé les adversaires, puis oublié qu’il y avait des matchs à gagner pour y parvenir. Le penalty, très généreux, obtenu par Lamine Yamal et transformé par Mikel Oyarzabal (22e), puis le break réalisé par Pedro Porro (58e) sur une merveille de déviation de Dani Olmo, auront suffi à l’Espagne pour atteindre New York.
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Impuissante physiquement, tactiquement et offensivement, l’équipe de France repart la queue entre les jambes avec l’impression d’avoir fait toute cette très belle compétition pour rien. Les hommes de Luis de la Fuente ont été supérieurs à ceux de Deschamps. Michael Olise a été méconnaissable, Kylian Mbappé maladroit, Ousmane Dembélé timide et l’alternance Barcola-Doué peu fructueuse. Comme si ce quatuor magique avait perdu sa baguette.
L’arbitre, à la fois coupable et innocent de l’élimination des Bleus
Quelle que soit la physionomie du match, le résultat et l’analyse que l’on en tire, c’est très français de dire que l’arbitre y est pour quelque chose. Hier soir, c’était un peu le cas. Tout a commencé à la 9e minute, lorsque M. Iván Barton a distribué un carton jaune à Adrien Rabiot pour une semelle sur Dani Olmo. La réalité, c’est que l’ex-joueur de l’OM lui a parfaitement chipé le ballon, avant de malencontreusement lui marcher sur le pied dans la continuité de l’action.
C’était la première faute du match et le premier avertissement donné par l’arbitre salvadorien. Il sanctionne, par ailleurs, le seul Bleu qui était au niveau, hier soir, à Dallas. Didier Deschamps a été contraint de le sortir à la mi-temps, ce qui a totalement modifié sa tactique, pour éviter le carton rouge. L’autre fait de jeu majeur concerne cette main non sifflée de Lamine Yamal au moment du contact avec Lucas Digne, qui a provoqué le penalty espagnol.
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Le reste de la rencontre a été ponctué de décisions litigieuses contre les deux équipes. L’entraîneur tricolore déclarait au micro de M6 : « Je pose une question et je ne vais pas y répondre : est-ce que l’arbitre a le niveau pour arbitrer une demi-finale de Coupe du monde ? » On y répondra pas non plus, mais qu’importe : malgré ses erreurs, l’équipe de France s’est sabotée elle-même. La frustration doit être personnelle, pas arbitrale.
Une petite finale samedi pour conclure sur une note positive
Très lucide à la fin du match, au micro des nombreux médias agglutinés en zone mixte pour recueillir les réactions, Rayan Cherki analysait : « On faisait peur à tout le monde. La seule équipe capable de nous éliminer, c’était nous-mêmes. » « On n’a pas joué comme on aime jouer au football. Ils ont joué comme ils voulaient et pas nous. C’est une déception immense », ajoutait-il.
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À voirMercato OM : Lorenzi lâche une grosse info devant les médiasCette déception pourrait être gommée samedi à 23 h, lors de la petite finale pour la troisième place. Elle se tiendra à Miami, au Hard Rock Stadium, soit face à l’Angleterre, soit face à l’Argentine. Les Bleus préféreraient sûrement l’Albiceleste pour prendre leur revanche de 2022 et, pour la troisième édition consécutive, terminer sur le podium de la Coupe du monde. De quoi redonner un peu de baume au cœur à tous les Français.

